La fusion est actée
dans la foulée une assemblée mixte a actée la fusion avec son homologue de Franche-Comté, avec laquelle le processus
avait été engagé depuis avril 2009. Un mariage de raison entre deux
structures assez comparables, décidées à unir leurs forces pour mieux
résister aux évolutions du contexte de leur action.
La fusion installe une nouvelle entité, la Safer de Bourgogne Franche-Comté, laquelle s’appuie sur un ensemble régional cohérent aux activités complémentaires. Ce mariage de raison s’est imposé du fait de l’évolution de l’activité dans un contexte économique soumis à de profondes mutations. La proximité géographique, les modes de fonctionnements assez similaires et l’approche terrain partagée ont facilité la bonne marche du processus.
La nouvelle Safer de Bourgogne Franche-Comté couvre désormais huit départements sur deux régions, ce qui représente 31.000 exploitations, dont 21.000 professionnelles, dans les quatre productions principales : bovins viande, grandes cultures, bovins lait et viticulture. Les sept services départementaux –Côte-d’Or, Doubs et Territoire de Belfort, Jura, Nièvre, Haute-Saône, Saône-et-Loire et Yonne– ainsi que le siège à Dijon, emploient soixante salariés, dont cinquante-deux en postes opérationnels et locaux. A l’issue de l’assemblée générale mixte, un conseil d’administration s’est réuni, Jean-Luc Debrosses a été élu à la présidence tandis que Lionel de Villemereuil était nommé à la direction générale de la structure.
Baisse notable de l’activité
Avant la fusion, il fallait bien solder les comptes de l’année 2010. Des comptes qui se maintiennent certes, mais qui traduisent les difficultés d’un marché foncier agricole plutôt déprimé, en dépit d’une certaine reprise du marché foncier global, notamment du fait de ventes de grands domaines forestiers. A -4 % en 2010, après une baisse de -13 % en 2009, le foncier agricole reste à un niveau très bas, en surfaces, tout en progressant de +12 % en valeur, et cela grâce à la reprise du foncier viticole.
Les départements de Bourgogne connaissent des situations différentes : la Saône-et-Loire est la seule à progresser, avec +19 % (après une forte baisse en 2009), tandis que les autres départements accusent une baisse de -9 % dans la Nièvre, -12 % dans l’Yonne et -5 % en Côte-d’Or. Le poids de l’activité Elevage a pesé sur le marché foncier agricole et explique le bas niveau des volumes vendus. En revanche, les pressions s’accentuent sur les terres de cultures, tandis que le redémarrage du foncier viticole suit la progression des ventes de vins à l’exportation.
Cette situation a entraîné une forte baisse de l’activité de la Safer de Bourgogne, en surfaces (-21%) comme en valeurs (-13 %). En dépit de cette baisse notable de l’activité, le résultat se maintient sur le plan comptable.
736 demandes sur 3.200 (soit une sur cinq) ont pu être satisfaites en 2010. Une part importante des surfaces ainsi rétrocédées a servi au maintien des fermiers en place (31 %) tandis que les surfaces destinées à l’installation (32%) ont connu une baisse significative par manque de surfaces disponibles et en raison de la crise de l’élevage bovin. La reprise des achats par les fermiers en place constitue un revirement de tendance. Ces achats représentaient 50 % des surfaces vendues en 2010 sur le foncier agricole avec une moyenne de 5,6 hectares.
Une dynamique économique d’abord
« Heureusement, l’année 2011 démarre dans de meilleures conditions et les perspectives de résultat sont encourageantes » observe Jean-Luc Debrosse, président de la Safer Bourgogne. Mais les départements ne sont pas tous logés à la même enseigne. La Côte-d’Or bénéficie ainsi du dynamisme économique de l’agglomération dijonnaise. Dans des zones plus enclavées et moins développées économiquement, la situation est plus critique. « L’économie globale tire l’agriculture », ce qui encourage la Safer à jouer aussi son rôle pour contribuer au développement économique local en accompagnant également l’implantation d’entreprises.
La nouvelle entité
La nouvelle entité englobe deux régions, huit départements, soit 2.777.000 habitants et 4.802.000 hectares, dont 708.000 ha de bois et 2.591.000 ha de SAU en terres (1.311.000 ha), prés (501.000 ha) et vignes (33.000 ha). Le territoire compte 31.000 exploitations, dont 21.000 professionnelles dans les quatre productions principales : bovins viandes, bovins lait, grandes cultures et viticulture.
Sur le plan de l’organisation et du fonctionnement, la Safer de Bourgogne Franche-Comté est gérée par un président, Jean-Luc Desbrosses et sept vice-présidents, 70 actionnaires et un conseil d’administration qui comprend 24 administrateurs et 18 censeurs.
Les présidents des comités techniques sont : Denis Masson pour la Côte-d’Or, Jean-Claude Roube pour la Nièvre, Bernard Lacour pour la Saône-et-Loire, Jean-Pierre Portier pour l’Yonne, Eric Liegeon pour le Doubs, Marcel Marguet pour le Jura, Jean-Pierre Bitsch pour le Territoire de Belfort et Chrisitan Marconot pour la Haute-Saône.