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Femmes & vins de Bourgogne

La grande classe collective

Grande classe, précision et collectif : à Beaune, vingt vigneronnes ont transformé une dégustation en véritable démonstration. Pendant deux heures, elles ont déroulé une Bourgogne vivante, dans un esprit de transmission et de complicité rare. Un format inspirant. Récit.

Par Cédric Michelin
La grande classe collective
Une chorégraphie millimétrée

Dans le tumulte des Grands Jours de Bourgogne, il faut parfois savoir s’aventurer en "off" pour saisir ce qui fait réellement événement. Ce 11 mars, à la cuverie des Hospices de Beaune, il ne s’agissait pas simplement d’une dégustation supplémentaire, mais d’une proposition Exceptionn’Elles.D’emblée, le cadre est posé avec une précision presque pédagogique. « Vous allez commencer par la Côte de Beaune pour les rouges, pour terminer sur la Côte de Nuits », annonce l’hôte du jour et des lieux, Ludivine Griveau, régisseuse des Hospices de Beaune, avant d’élargir le spectre : « pour les blancs, du Mâconnais jusqu’à Chablis ». En quelques phrases, la dégustation devient trajectoire. Le verre devient carte.Une parole partagéeLe dispositif, en apparence simple, révèle rapidement toute sa richesse. Les vins ne s’enchaînent pas, ils se répondent. Les vigneronnes ne se succèdent pas, elles dialoguent. En français ou en anglais. Sans rupture. Le bilinguisme, imposé par la présence d’un public international, devient un moteur de styles. Certaines vigneronnes, parfaitement à l’aise, enchaînent naturellement les deux langues, habituées à présenter à l’e...

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