La Limousine dévoile ses qualités
Fort développement de l’IA
L’occasion de constater que l’activité IA en race limousine se développe fortement depuis une dizaine d’années. En 2011, le cap des 1.300 IA premières en race pure a été franchi. Plusieurs raisons expliquent cet essor, notamment l’attrait des éleveurs pour des animaux adaptés à une conduite d’élevage en plein air et/ou sur des terrains difficiles ainsi que les aptitudes aux vêlages et les qualités bouchères de la race limousine. Il convient également de souligner que la demande des éleveurs en matière de taureaux limousins s’oriente sur des animaux afin de fixer ces qualités intrinsèques de la race. Les taureaux les plus utilisés permettent d’améliorer les bassins et le potentiel laitier des vaches, les largeurs et le rebondi musculaire. Le top cinq des taureaux les plus utilisés en 2011 était composé de Tastevin, Urville, On-Dit, Neophin et Anecdote. Côté nouveautés cette année, il y a Caboteur. Il s’agit d’un taureau remarquable pour son potentiel de croissance et les longueurs de ses produits. Mais aussi Bavadarge. Un nouveau taureau à génisse qui est issu des lignées On-dit et Dauphin. En race limousine, l’arrivée de taureaux sans cornes (Cyan-Po et Adda-Po) et, bientôt, de semence sexée femelle (Urville) permettra d’élargir la palette des taureaux proposés aux éleveurs et de répondre à la demande croissante de ces mêmes éleveurs pour ce profil de taureaux.
Visite sur le terrain
Après avoir pris un déjeuner ensemble, les participants ont pu se rendre sur le terrain afin de découvrir une exploitation et un élevage de limousines. En l’occurrence, il s’agissait de l’EARL des Volans située sur la commune de Genouilly. Une structure familiale qui a été reprise par Marlène Desroches et son ami Jérôme Perraud. « Auparavant, mes parents avaient une ferme à Matour, précise Marlène Desroches. Lorsqu’ils se sont installés à Genouilly, ils ont rapidement basculé vers la race limousine. Cette vache a plusieurs atouts. À savoir la qualité de la viande, la facilité de vêlage et la facilité de conduite ». Disposant d'une surface de 136 hectares, Marlène Desroches et Jérôme Perraud produisent sur une dizaine d’hectares des céréales autoconsommées (orge, triticale,…). Quant à l’élevage, ils mêlent avec succès chèvres de race alpine et vache de race limousine. « Nous avons une soixantaine de chèvres. Nous faisons la transformation fromagère avec vente directe soit à la ferme soit sur les marchés (deux au Creusot et un à Joncy) ». Du côté des limousines, on compte environ 80 mères. L’IA représente 40 % et donc la monte naturelle 60 %. « Nous allons construire un nouveau bâtiment pour pouvoir accueillir l’ensemble du troupeau ». Des animaux qui sont commercialisés par l’intermédiaire de Charolais Horizon. « Nous vendons également de notre côté quelques reproducteurs ».
Un concours interrégional à Cluny en 2012
Comptant 7.000 vaches et 120 éleveurs, la Saône-et-Loire est une terre d’accueil loin d’être négligeable pour la race limousine. Un département qui pourrait être l’hôte les 26 et 27 octobre 2012 d’un concours interrégional Bourgogne Rhône-Alpes Auvergne. Cet évènement s’installerait sur le site d’Équivallée à Cluny. Le but serait de rassembler quelque 200 animaux de race limousine en un seul et même lieu. L’occasion, selon Philippe Vannier, président de la section Bourgogne Rhône-Alpes du Herd-book limousin, « de faire la promotion de la race, de la Saône-et-Loire et de Cluny. » Loin d’être exclusivement concentré sur la race limousine, cet évènement aurait également pour ambition d’inviter l’ensemble des races allaitantes présentes dans le département entre charolais, aubrac… « Il s’agirait aussi de proposer une manifestation qui se déroulerait en présence de producteurs locaux. À l’image, par exemple, des viticulteurs, des éleveurs de chevaux lourds… L’objectif est aussi de mettre sur pieds un rendez-vous à destination du grand public. Nous avons aussi prévu d’inviter une délégation irlandaise d’éleveurs en race limousine dont un juge ». Alors que le budget devrait tourner autour de 45.000 €, les organisateurs sont actuellement dans la phase de recherche de financement. Avec, comme date butoir, le début d’année 2012, afin de savoir s’ils se lancent ou non dans cet ambitieux et séduisant projet.