Sécheresse
La liste des départements sinistrés s’allonge
Le ministère de l’Ecologie a annoncé que de nouveaux départements
étaient soumis à des restrictions d’usage l’eau. Au 18 mai, 33
départements étaient concernés contre 28 précédemment.
étaient soumis à des restrictions d’usage l’eau. Au 18 mai, 33
départements étaient concernés contre 28 précédemment.
De son coté le ministre de l’Agriculture a lancé un appel à la solidarité entre céréaliers et éleveurs pour demander aux premiers de ne pas broyer la paille et la céder à des raisonnables aux éleveurs qui n’ont pas suffisamment de nourriture pour leurs animaux. Bruno Le Maire s’est fait même menaçant : « si d’ici 15 jours, nous n’observons pas, de la part de tous les exploitants agricoles, le niveau de solidarité conforme à ce que nous sommes en droit d’attendre de leur part, je prendrais des dispositions réglementaires nationales qui interdiront le broyage de la paille sur l’ensemble du territoire pour la mettre à la disposition des éleveurs » a-t-il déclaré à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, le 18 mai.
Les éleveurs déjà confrontés à la hausse du prix des aliments du bétail consécutive à la flambée des cours mondiaux de céréales sont en première ligne et sont les plus exposés dans l’immédiat au déficit fourrager. La Fédération nationale bovine s’attend à une décapitalisation de 10 % sur le cheptel vaches allaitantes et à un effondrement des cours des gros bovins dans la foulée.
Coté céréales, la baisse des rendements est déjà inscrite dans les faits. Michel Portier, directeur d’Agritel, une société de gestion de risques estime à 13 % la baisse des rendements moyens pour le blé : celui-ci n’atteindrait que 63,1 q/ha contre 72,5 q/ha en 2010. La production, elle serait en retrait de 11 ,5 % en raison de la hausse des surfaces emblavées l’automne dernier. Les chutes les plus importantes affecteraient le Poitou-Charentes, le Centre, l’Ile-de-France, la Picardie et la Lorraine. Néanmoins ces prévisions pourraient être corrigées si des pluies finissaient par arriver d’ici deux à trois semaines au stade du remplissage des grains.
Les éleveurs déjà confrontés à la hausse du prix des aliments du bétail consécutive à la flambée des cours mondiaux de céréales sont en première ligne et sont les plus exposés dans l’immédiat au déficit fourrager. La Fédération nationale bovine s’attend à une décapitalisation de 10 % sur le cheptel vaches allaitantes et à un effondrement des cours des gros bovins dans la foulée.
Coté céréales, la baisse des rendements est déjà inscrite dans les faits. Michel Portier, directeur d’Agritel, une société de gestion de risques estime à 13 % la baisse des rendements moyens pour le blé : celui-ci n’atteindrait que 63,1 q/ha contre 72,5 q/ha en 2010. La production, elle serait en retrait de 11 ,5 % en raison de la hausse des surfaces emblavées l’automne dernier. Les chutes les plus importantes affecteraient le Poitou-Charentes, le Centre, l’Ile-de-France, la Picardie et la Lorraine. Néanmoins ces prévisions pourraient être corrigées si des pluies finissaient par arriver d’ici deux à trois semaines au stade du remplissage des grains.