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Engrais

La MACF, mal conçue, va renchérir les céréales 

Le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), entré en application le 1er janvier dernier, entraîne déjà une hausse du prix des engrais azotés, mais c’est l’agriculteur qui paiera, ont dénoncé les représentants des grandes cultures. 

Par Actuagri

La taxe MACF sur les importations d’engrais est une mesure censée protéger les fabricants européens (qui n’y sont pas soumis) face aux engrais importés. Cette MACF concerne également les importations d’acier, de ciment, d’aluminium, d’engrais azotés, d’hydrogène et d'électricité, soit environ la moitié des émissions industrielles dans l’UE. Mais c’est le secteur agricole qui supportera le coût de cette décarbonation, ont exposé des membres de l’Association générale des producteurs de blé) et ceux de l’agrofourniture. « Le mécanisme de décarbonation des engrais est de fait assumé par l’agriculteur », a résumé Cédric Benoist, secrétaire général adjoint de l’AGPB et président « céréales » des agriculteurs européens (Copa-Cogeca). Les professionnels demandent sa suspension. Un surcoût de 10 à 25 € la tonne de blé tendre Le coût de la taxe, sur la base d’un prix de la tonne de carbone à 100 € en 2034, hypothèse de l’Agence de la transition écologique (Ademe) entraînerait un surcoût de la tonne de blé tendre de 10 à 25 €/t, avec des engrais importés, a cité Oscar Godin, ingénieur économie à l’institut du végétal (Arvalis). Et pour un prix de la tonne de carbone à 14...

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