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Agrioccasions, les occasions agricoles
Fédération des comités agricoles

La persévérance paie ! 

Au terme d’une année contrastée dans l’élevage, la Fédération des comités agricoles de Saône-et-Loire dresse malgré tout un bilan encourageant. La plupart des foires ont connu un succès honorable. Seules la sécheresse de printemps et la morosité économique dans les chevaux semblent avoir pesé sur les événements.
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Le 15 novembre dernier, la Fédération des comités de foire agricoles de Saône-et-Loire tenait son assemblée générale annuelle à Cluny. L’occasion de dresser le bilan des douze concours et foires qui ont eu lieu cette année. En dépit d’une année particulière avec une sécheresse printanière très marquée, c’est sur une note d’optimisme que se termine la saison 2011 des "petits" concours. « L’année qui s’achève confirme l’impression qu’il y a un peu de renouveau sur nos concours et plus de participation du public », commentait en ouverture le président de la fédération Roger Burtin. Le fait est que si certaines manifestations ont encore du mal à remonter, d’autres connaissent un regain d’intérêt très encourageant, prouvant par là-même que « la persévérance finit toujours par faire ses effets », estimait le président.

Fin de saison en beauté


En bovins reproducteurs, la saison s’est terminée sur de magnifiques rassemblements d’animaux comme à Saint-Pierre-de-Varennes ou Issy-L’Evêque. Le premier a frôlé la centaine d’animaux en innovant avec un challenge dédié aux génisses d’insémination. Le second a clôturé l’année avec 123 animaux et une mobilisation toujours aussi grande des éleveurs du canton et même des départements limitrophes (lire précédente édition). Les choses ont été un peu plus contrastées en début de saison. Bourbon-Lancy est parvenu à réunir une quinzaine de bovins alors que l’an dernier, le classement n’avait pas été possible. A Toulon-sur-Arroux, environ 40 animaux ont concouru et l’ambiance était au rendez-vous. La déception a été plus forte du côté d’Etang-sur-Arroux où l’effectif a chuté à 44 veaux. Sur ce concours habituellement très fréquenté, la désertion de veaux non inscrits réformés en broutards a pesé. La faute à la sécheresse et au prix des aliments qui ont amené les éleveurs à réduire la voilure. Cela dit, la baisse d’effectifs n’a pas empêché la vente de six jeunes reproducteurs. A Cluny, c’est davantage la race limousine qui est à l’honneur avec 16 bovins présentés par une poignée d’éleveurs. Côté charolais, Roger Burtin faisait remarquer qu’il manquait un évènement du genre sur le secteur (Clunisois, Monts du Charollais), du fait de l’abandon de Genouilly et de Saint-Bonnet-de-Joux. L’idée d’une manifestation commune aux trois localités était soulevée.

Morosité en chevaux


Du côté des manifestations équines, la passion et l’acharnement des éleveurs ont permis de maintenir de belles présentations. A Blanzy, 27 chevaux de race auxoise, appartenant à huit éleveurs, se sont affrontés en « modèle et allure ». Comme toujours, le niveau de qualité était élevé avec des sujets dignes de se présenter au concours général à Paris. En chevaux de selle, ce sont 23 poulinières et 25 foals qui ont concouru. Là aussi, le succès était au rendez-vous avec du public et des animaux qualifiés pour Cluny. Cluny qui a également accueilli 25 chevaux de trait, propriété de 19 éleveurs, pour le traditionnel « marquage des pouliches » début novembre. Malgré la qualité de ces évènements, la filière équine semble pourtant traverser une véritable crise. L’avenir du cheval de trait semble en effet assez compromis avec des grosses difficultés de commercialisation des produits, que ce soit pour le travail, le loisir ou la viande. Mêmes problèmes pour les chevaux de selle dont les acheteurs demandent beaucoup de garanties. A ces soucis s’ajoutent le coût de l’équarrissage, le démantèlement des haras… Rien de bien réjouissant.

Renouveau dans le mouton


Plus optimiste est le regain de dynamisme qui se confirme sur les foires ovines. A l’instar de Genouilly, qui après avoir "végété" pendant une quinzaine d’années, réunit depuis 4 ou 5 ans entre 110 et 130 moutons charollais. Cette année encore, il s’y est vendu 25 reproducteurs. A Issy-L’Evêque, c’est 180 animaux qui ont été exposés l’été dernier. Le comité de concours prévoit d’ailleurs de développer cette foire aux moutons pour en faire une véritable journée ovine. Des moutons, il y en a eu pas mal aussi à Bourbon-Lancy – 69 contre 45 en 2010 et même à Toulon (une trentaine). Une tendance très réconfortante pour le petit ruminant.
Enfin, dans sa catégorie des bovins de boucherie, Romenay a désormais atteint sa nouvelle vitesse de croisière depuis qu’il est reconnu par la fédération nationale des concours de haute qualité. Avec 162 animaux, le concours bressan est « aux taquets » en termes d’effectifs, ce qui lui permet de se comparer à la référence nationale qu’est Roanne. Dommage que les ventes aient été un peu moins soutenues cette année (75%). En Bresse toujours, le concours de Montpont continue de cultiver ses particularités avec des charolaises mais aussi des laitières et surtout une animation toujours très soutenue, sans temps mort !

Dynamique locale…


Au terme de ce petit tour d’horizon, c’est une réelle dynamique locale qui ressort. Sur chacun des douze concours que compte la fédération, une équipe de motivés s’évertue à mobiliser, organiser et animer des événements. Il y est question de génétique, de commerce, mais aussi de convivialité voire même de festivités pour certains villages (marché forain, produits du terroir, expositions en tout genre…). Selon les communes, le curseur est plutôt pointé sur l’une ou l’autre de ces composantes. Partout, le public est au rendez-vous et les bourgs s’animent. Un terreau que la fédération des comités de foires agricoles de Saône-et-Loire espère pouvoir soutenir encore longtemps. Sur ce point, le conseil général lui apporte un coup de pouce précieux et indispensable. 

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