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Agrioccasions, les occasions agricoles
BVD

La prévention passe par la vaccination!

Depuis 10 ans, notre département et la région Bourgogne s'est engagé
dans une stratégie de maîtrise de la clinique basée sur la vaccination.


Le virus BVD circule largement en Saône-et-Loire puisque 20 à 25% des
élevages connaissent un passage viral chaque année. Cette circulation
s'explique par les particularités de nos systèmes d'élevage, notamment
à cause des contaminations de voisinage et par les introductions
d'animaux.
Par Publié par Cédric Michelin
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Dans ce contexte, la vaccination apparaît comme la seule protection efficace et recommandée. Cette stratégie a été définie avec l'ensemble des acteurs du sanitaire et notamment les vétérinaires.

De façon pratique, la vaccination BVD doit être mise en œuvre tous les ans sur l'ensemble des animaux reproducteurs du cheptel (génisses de 2 ans, vaches et taureaux). Certains vaccins offrent une meilleure garantie vis-à-vis de la protection fœtale que d’autres et nécessite de demander conseil à son vétérinaire.
Pour les éleveurs vaccinant avec Pregsure, nous vous informons que ce vaccin n’est plus commercialisé à l’heure actuelle. Concernant le changement de vaccin, contactez avec votre vétérinaire qui vous prescrira un vaccin adapté à votre élevage.

Dans le cadre des "plans d'assainissement de la BVD", proposés par le GDS, nous observons que cette maladie peut revenir rapidement après l’arrêt d’une vaccination préventive. C’est une préoccupation de beaucoup d'éleveurs car certains paient un lourd tribut suite à un passage du virus. Les conséquences cliniques et économiques du passage du virus sont très variables et dépendent de nombreux facteurs (souche de virus, niveau immunitaire du troupeau, période de la circulation virale).

Malheureusement, l'arrivée de la FCO avec la mise en place de la vaccination obligatoire et un contexte économique plus que tendu ont quelque peu perturbé les priorités vaccinales dans les exploitations.
Cependant, les conséquences financières du passage du virus étant trop importantes, il est primordial de ne pas relâcher nos efforts et d'encourager à une reprise de la vaccination.

Notre politique est certes volontaire et on ne peut pas lui afficher réellement un caractère collectif, mais elle a le mérite d'afficher une ligne de conduite claire pour les éleveurs et reconnue au niveau national.

Toutefois, nous comptons sur le relais de tous nos partenaires pour porter également notre message, faire progresser la prévention et la vaccination afin de réduire collectivement l'impact économique de cette maladie sur nos élevages.