Prix du lait en Saône-et-Loire
La recommandation de la FRPL
Dans le cadre de la mise en place des dispositions du Paquet lait, les
interprofessions laitières régionales s’interdisent désormais de communiquer un
prix indicatif mensuel du lait, et ce pour respecter les consignes des
services de la concurrence. Le syndicalisme laitier régional refuse que
les éleveurs livrent leur lait d’avril sans connaître le prix auquel il
leur sera payé.
interprofessions laitières régionales s’interdisent désormais de communiquer un
prix indicatif mensuel du lait, et ce pour respecter les consignes des
services de la concurrence. Le syndicalisme laitier régional refuse que
les éleveurs livrent leur lait d’avril sans connaître le prix auquel il
leur sera payé.
Devant l’intransigeance des règles de la concurrence qui a amené les interprofessions laitières à modifier leur communication sur le marché du lait, la Fédération régionale des producteurs de lait Rhône-Alpes (FRPL) –à laquelle la Saône-et-Loire est rattachée– estime devoir indiquer aux producteurs le prix auquel leur lait devrait être payé au mois d’avril. En effet, pour Jean-Claude Rabany, son président, la filière laitière connaît une situation singulière car les producteurs sont liés à une entreprise pour la livraison de leur production et ne peuvent pas, dans ces conditions, faire jouer la concurrence. Aussi, le responsable syndical estime-il légitime d’indiquer aux éleveurs le prix auquel leur lait sera payé. Pour justifier cette décision, il se réfère à un engagement de l’actuel ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, qui s’est engagé en 2009 à ce que les éleveurs connaissent le prix du lait avant sa livraison à l’entreprise. Cette recommandation ministérielle est aujourd’hui même contestée par les règles de la concurrence… ! Pourtant, les indicateurs en usage permettent de savoir quel est le prix du marché pour chaque mois de l’année. Aussi, la FRPL indique aux éleveurs un prix du lait en avril 2012 qui devrait se situer à 289,34 € les 1.000 litres (lire le détail du calcul en page 8 de cette même édition). On sait que désormais, au nom de la contractualisation, le prix du lait devra être arrêté selon des critères négociés par les opérateurs et leurs partenaires et fixés dans les contrats signés entre les entreprises et les organisations de producteurs. En attendant la généralisation de ce dispositif, la FRPL entend donner aux éleveurs laitiers de la région un prix au produit qu’ils livrent à leur entreprise.