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Cotations animales

La réforme prend forme

La réforme des cotations nationales bovines et ovines publiées par FranceAgriMer (ex Ofival) est en marche. Le dossier est bien avancé pour les prix des gros bovins au stade entrée abattoir, tandis que les contours de la rénovation se précisent pour les ovins. Interprofessions et administration demeurent néanmoins dans l’attente de décisions législatives.
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Voilà près de cinquante ans que les références tarifaires nationales pour les gros bovins entrée abattoir (GBEA) n’avaient pas été modifiées, d’où la volonté de FranceAgriMer de doter la filière d’outils fiables pour « favoriser l’adaptation de l’offre à la demande et accompagner la contractualisation ». Après plusieurs mois d’études et de concertations avec les interprofessions, les premières grandes lignes sont précisées. Le lancement du nouveau système est d’ailleurs prévu le 1er octobre prochain.
Quatre paramètres ont été pris en compte pour rénover les références nationales, à commencer par le re-découpage géographique des grandes régions de cotation. De dix aujourd’hui, elles ne seront plus que quatre dans quelques mois. Seules subsisteront celles de Dijon pour l’Est, de Lille pour le Nord-Est, de Rennes pour le Grand-Ouest et de Toulouse pour le Sud. Leurs responsabilités et impacts dans l’établissement des cotations ne devraient néanmoins être que provisoires. A terme et compte tenu de l’objectif affiché d’une remontée directe des tarifs des abattoirs à l’administration, ces commissions ne devraient conserver qu’un rôle purement consultatif. Des changements qui ne devraient toutefois pas intervenir avant début 2013, après l’année que se laisse l’Office pour observer et valider ce nouveau dispositif de relever de prix.
Quatre bassins de cotations mais six grilles de prix. Chaque région publiera en effet une grille dite "cœur de gamme", basée sur la grille interprofessionnelle Interbev, qui se veut plus détaillée puisque tenant compte à la fois du type, de la race, de l’âge et du poids des animaux. A ces informations, FranceAgriMer devrait compiler des cotations de catégories supplémentaires, relevées directement auprès de ses correspondants, pour publier sa grille nationale. Enfin, et dans le souci de s’adapter aux règles de l’Union européenne, sera mise en place une grille dite "européenne", synthèse de la référence nationale.

Les ovins aussi


La réforme est aussi bien engagée pour la filière ovine. A l’image des prix GBEA, une fusion des régions de cotation est prévue. Deux grands bassins sont retenus : la zone Nord, qui regroupe le périmètre d’action actuel de Limoges et de Paris, et la zone Sud, qui correspondra aux régions de Toulouse et d’Avignon. Si la filière bovine a voulu une meilleure précision de ses cotations, la filière ovine a opté pour leur simplification. En agneau, ne seront plus cotées que quatre catégories de poids (-16 kg, 16-19 kg, 19-22 kg et + 22 kg) et trois états d’engraissement (ciré, couvert et gras). [WEB]Source de discorde ces dernières semaines, l’éventualité de la mise en place d’une cotation Agneau de Lacaune est finalement tombée aux oubliettes. Faute d’accord entre les différents acteurs de la filière, le conseil spécialisé de FranceAgriMer en date du 31 mai a mis fin au débat : il n’y aura pas de cotation d’agneaux sevrés.[/WEB]
Si l’aspect technique se concrétise et laisse entrevoir une prochaine publication des nouvelles grilles de cotations, il n’en va pas de même pour le législatif. Administration et interprofessions sont désormais dans l’attente de décisions parlementaires : décret pour définir les modalités de remontées d’informations, notification à l’Union européenne et vote parlementaire sur le contrôle et les prévisions de sanctions.