Recherche et innovation en élevage
La Région s'implique
Le budget recherche et innovation de la filière régionale élevage représente près de 1,6 million d’€. Des financements abondés par la Région et FranceAgriMer et qui permettent d’apporter un certain nombre de réponses techniques aux éleveurs.
Le 30 janvier dernier, techniciens, ingénieurs et responsables professionnels de la filière élevage étaient réunis à Fontaines pour une "conférence régionale élevage". Au menu, la présentation des travaux et expérimentations menés à l’échelon régional « dans le domaine des ruminants herbivores ». C’est en fait un tour d’horizon des derniers travaux de recherche menés dans les différents sites expérimentaux de la filière régionale qui était proposé. Une communication initiée par le Conseil régional de Bourgogne, principal financeur de ces programmes avec FranceAgriMer, dans le cadre de Contrats interprofessionnels de progrès (CIP).
Des fermes expérimentales actives
La filière régionale élevage dispose de quatre pôles de recherche et d’innovations implantés en très grande partie en Saône-et-Loire : la ferme expérimentale de Jalogny, véritable référence pour le bassin charolais ; le pôle laitier de Fontaines avec la ferme du lycée qui fait partie d’un pôle de compétences laitier régional réunissant trois autres sites bourguignons ; le Pôle ovin de Charolles, lieu d’innovation de la filière ovine bourguignonne et le centre fromager de Davayé.
« Compétitivité des exploitations ; réponse aux attentes des marchés et à la demande de produits de qualité ; durabilité des systèmes à travers une meilleure valorisation de l’herbe » sont les axes guidant les programmes de recherche soutenus par la Région. Les chambres d’agriculture assurent la cheville ouvrière de ces travaux avec l’expertise scientifique de l’Institut de l’élevage et de l’Inra. Au total, ces programmes de recherche et de création de références techniques représentent un budget de près de 1,6 millions d’€ à l’échelle régionale. Outre l’innovation assurée sur les sites expérimentaux, ils incluent le travail des réseaux d’élevage (élevage allaitant) ou celui de Galacsy (élevage laitier) ; outils d’analyse économique qui font ressortir les écarts entre exploitations et par la même les marges de progrès disponibles.
Tendances
Concernant les pistes d’innovation, les sites expérimentaux planchent sur l’adaptation de la production aux filières (exemples : agneaux de contre-saison, lait en AOC, broutards dessaisonnés, allongement du cycle de production en viande…). Au chapitre de la durabilité des systèmes, on teste le pâturage hivernal pour les moutons, l’utilisation de tourteaux locaux en lait, la meilleure valorisation des fourrages… La simplification du travail n’est pas en reste avec l’identification électronique, la diminution des temps de traite, la distribution des rations hivernales à travers le libre-service ou les mélangeuses. Quant à l’amélioration des performances économiques, elle se conjugue à travers le calcul des coûts de production, la maîtrise de la consommation de concentrés…
Alimentation : économie et autonomie
À Jalogny, on teste depuis deux ans un engraissement « économe » de bovins femelles à partir d’enrubannage auto-produit plutôt que du maïs complémenté. À Fontaines, une ration laitière complétée avec du tourteau gras de colza (Expellor) ainsi que de la luzerne déshydratée (production locale) a été testée avec succès, avec même un meilleur profil d’acides gras à la clé dans le lait. À Charolles, on fait pâturer les brebis allaitantes (agnelages de fin d’été) à l’automne pour diminuer les charges d’alimentation. À la clé, une économie de 130 kg de foin et de 23 kg de concentré par brebis ! Quant aux caprins (Davayé), une alimentation complétée en graines de tournesol a été testée sur les chèvres en lactation.
Autant de travaux qui profitent aux éleveurs et qui s’inscrivent dans les problématiques actuelles tant de la filière que de la société.
Des fermes expérimentales actives
La filière régionale élevage dispose de quatre pôles de recherche et d’innovations implantés en très grande partie en Saône-et-Loire : la ferme expérimentale de Jalogny, véritable référence pour le bassin charolais ; le pôle laitier de Fontaines avec la ferme du lycée qui fait partie d’un pôle de compétences laitier régional réunissant trois autres sites bourguignons ; le Pôle ovin de Charolles, lieu d’innovation de la filière ovine bourguignonne et le centre fromager de Davayé.
« Compétitivité des exploitations ; réponse aux attentes des marchés et à la demande de produits de qualité ; durabilité des systèmes à travers une meilleure valorisation de l’herbe » sont les axes guidant les programmes de recherche soutenus par la Région. Les chambres d’agriculture assurent la cheville ouvrière de ces travaux avec l’expertise scientifique de l’Institut de l’élevage et de l’Inra. Au total, ces programmes de recherche et de création de références techniques représentent un budget de près de 1,6 millions d’€ à l’échelle régionale. Outre l’innovation assurée sur les sites expérimentaux, ils incluent le travail des réseaux d’élevage (élevage allaitant) ou celui de Galacsy (élevage laitier) ; outils d’analyse économique qui font ressortir les écarts entre exploitations et par la même les marges de progrès disponibles.
Tendances
Concernant les pistes d’innovation, les sites expérimentaux planchent sur l’adaptation de la production aux filières (exemples : agneaux de contre-saison, lait en AOC, broutards dessaisonnés, allongement du cycle de production en viande…). Au chapitre de la durabilité des systèmes, on teste le pâturage hivernal pour les moutons, l’utilisation de tourteaux locaux en lait, la meilleure valorisation des fourrages… La simplification du travail n’est pas en reste avec l’identification électronique, la diminution des temps de traite, la distribution des rations hivernales à travers le libre-service ou les mélangeuses. Quant à l’amélioration des performances économiques, elle se conjugue à travers le calcul des coûts de production, la maîtrise de la consommation de concentrés…
Alimentation : économie et autonomie
À Jalogny, on teste depuis deux ans un engraissement « économe » de bovins femelles à partir d’enrubannage auto-produit plutôt que du maïs complémenté. À Fontaines, une ration laitière complétée avec du tourteau gras de colza (Expellor) ainsi que de la luzerne déshydratée (production locale) a été testée avec succès, avec même un meilleur profil d’acides gras à la clé dans le lait. À Charolles, on fait pâturer les brebis allaitantes (agnelages de fin d’été) à l’automne pour diminuer les charges d’alimentation. À la clé, une économie de 130 kg de foin et de 23 kg de concentré par brebis ! Quant aux caprins (Davayé), une alimentation complétée en graines de tournesol a été testée sur les chèvres en lactation.
Autant de travaux qui profitent aux éleveurs et qui s’inscrivent dans les problématiques actuelles tant de la filière que de la société.