La sélection face au défi climatique
Face à la multiplication des épisodes de chaleur, l'adaptation des bâtiments et des pratiques d'élevage ne suffira pas toujours. Les chercheurs explorent aussi la piste génétique pour sélectionner des animaux plus résistants aux températures élevées, mais également plus robustes et plus efficients face aux aléas climatiques.
Les vagues de chaleur à répétition ne sont plus des événements exceptionnels. Dans les élevages, leurs conséquences se traduisent déjà par des baisses de production, des difficultés de reproduction ou encore une dégradation de l'état sanitaire des troupeaux. Si les leviers d'adaptation passent par l'aménagement des bâtiments, l'accès à l'eau ou la gestion de l'alimentation, la génétique pourrait également jouer un rôle majeur dans les décennies à venir.Les travaux de recherche menés en France et à l'étranger montrent en effet que tous les animaux ne réagissent pas de la même manière au stress thermique. Certains maintiennent mieux leurs performances zootechniques (croissance, production laitière, fertilité…) lorsque les températures grimpent, ouvrant la voie à une sélection de sujets plus tolérants à la chaleur.Identifier les animaux les plus résistantsPour sélectionner des animaux mieux adaptés, encore faut-il pouvoir mesurer leur capacité à supporter les fortes températures. Les chercheurs utilisent aujourd'hui des indicateurs indirects fondés sur l'évolution des performances lorsque l'indice température-humidité (THI) augmente.Le principe est...
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