Charte des bonnes pratiques d'élevage
La version 2012 arrive
Nouveau logo, nouveau site Internet ouvert au grand public ! Pour sa
quatrième version et après dix ans d'existence, la Charte des bonnes
pratiques d'élevage fait peau neuve. Cette nouvelle version,
opérationnelle en 2012, intègre les dernières évolutions du métier
d'éleveur de bovins lait et viande.
quatrième version et après dix ans d'existence, la Charte des bonnes
pratiques d'élevage fait peau neuve. Cette nouvelle version,
opérationnelle en 2012, intègre les dernières évolutions du métier
d'éleveur de bovins lait et viande.
Lancée à la fin des années 1990 pour « restaurer la confiance » après les crises de l'ESB et de la dioxine, la Charte des bonnes pratiques d'élevage proposait à tous les éleveurs de bovins de « bien faire et de le faire savoir ». Elle a été revue successivement en 2003, pour intégrer la réglementation sur le registre d'élevage et l'émergence de l'agriculture raisonnée, puis en 2007, pour prendre en compte la réglementation du Paquet hygiène et la conditionnalité des aides Pac.
Aujourd'hui, la démarche rassemble 111.000 éleveurs, soit 82 % des éleveurs laitiers et 56 % des éleveurs allaitants français. Par son ampleur, c'est la première démarche agricole européenne.
Avec la version 2012, la charte actualise son contenu en renforçant les exigences sur les bonnes pratiques de santé animale en lien avec la qualité des produits.
Une attention particulière est aussi portée à la protection des personnes qui interviennent sur l'exploitation (prévention des risques, protection pour le traitement des cultures, etc). De plus, cette nouvelle version de la charte remet au cœur des bonnes pratiques les fondamentaux environnementaux : gestion des déchets, bandes tampon le long des cours d'eau, préservation des haies, talus, surfaces en herbe, ainsi que les économies d'eau et d'énergie.
Bien faire et le faire savoir
Marie-Jo Beauchamp, qui élève 80 vaches charolaises en Saône-et-Loire, témoigne : « la charte est un bon outil pour valoriser le travail de l'éleveur. On est beaucoup plus à l'aise pour communiquer sur notre métier ». Comme beaucoup d'éleveurs, elle reconnaît que la charte l'a amenée à aller encore plus loin dans l'adoption de bonnes pratiques et lui a permis de les valoriser. Même discours chez Ghislain de Viron, éleveur laitier de 70 prim'holstein dans la Sarthe, qui apprécie le contrôle d'un conseiller tous les deux ans et « la satisfaction du travail bien fait ». Démarche de valorisation du métier d'éleveur, « la charte est aussi un outil très fonctionnel et pratique pour l'éleveur, face aux évolutions réglementaires », souligne pour sa part Manuel Gavelle, co-président de la charte.
Une démarche pour tous les éleveurs
Au fil de ses différentes versions, la charte a intégré l'évolution des demandes de la société. Elle a souvent anticipé la réglementation pour contribuer à l'amélioration des pratiques des éleveurs. La démarche est contrôlée tous les ans, à tous les échelons, et chaque élevage est audité tous les deux ans par un conseiller. Ce dispositif qualité, gage de crédibilité, constitue le principal poste de dépense de la charte, évalué à 80 euros par exploitation et par an.
Si les pouvoirs publics ont accompagné sa mise en place, « on a gagné notre autonomie financière », se félicite Bernard Malabirade, l’autre co-président de la charte par ailleurs secrétaire général adjoint de la FNB, soulignant que la question de la valorisation des produits issus de la charte, avec un retour aux éleveurs, est actuellement posée. La version 2012 est lancée. Les 2.500 techniciens qui l'accompagnent sur le terrain seront formés pour qu’elle entre en application dès cette fin de l'année.
Aujourd'hui, la démarche rassemble 111.000 éleveurs, soit 82 % des éleveurs laitiers et 56 % des éleveurs allaitants français. Par son ampleur, c'est la première démarche agricole européenne.
Avec la version 2012, la charte actualise son contenu en renforçant les exigences sur les bonnes pratiques de santé animale en lien avec la qualité des produits.
Une attention particulière est aussi portée à la protection des personnes qui interviennent sur l'exploitation (prévention des risques, protection pour le traitement des cultures, etc). De plus, cette nouvelle version de la charte remet au cœur des bonnes pratiques les fondamentaux environnementaux : gestion des déchets, bandes tampon le long des cours d'eau, préservation des haies, talus, surfaces en herbe, ainsi que les économies d'eau et d'énergie.
Bien faire et le faire savoir
Marie-Jo Beauchamp, qui élève 80 vaches charolaises en Saône-et-Loire, témoigne : « la charte est un bon outil pour valoriser le travail de l'éleveur. On est beaucoup plus à l'aise pour communiquer sur notre métier ». Comme beaucoup d'éleveurs, elle reconnaît que la charte l'a amenée à aller encore plus loin dans l'adoption de bonnes pratiques et lui a permis de les valoriser. Même discours chez Ghislain de Viron, éleveur laitier de 70 prim'holstein dans la Sarthe, qui apprécie le contrôle d'un conseiller tous les deux ans et « la satisfaction du travail bien fait ». Démarche de valorisation du métier d'éleveur, « la charte est aussi un outil très fonctionnel et pratique pour l'éleveur, face aux évolutions réglementaires », souligne pour sa part Manuel Gavelle, co-président de la charte.
Une démarche pour tous les éleveurs
Au fil de ses différentes versions, la charte a intégré l'évolution des demandes de la société. Elle a souvent anticipé la réglementation pour contribuer à l'amélioration des pratiques des éleveurs. La démarche est contrôlée tous les ans, à tous les échelons, et chaque élevage est audité tous les deux ans par un conseiller. Ce dispositif qualité, gage de crédibilité, constitue le principal poste de dépense de la charte, évalué à 80 euros par exploitation et par an.
Si les pouvoirs publics ont accompagné sa mise en place, « on a gagné notre autonomie financière », se félicite Bernard Malabirade, l’autre co-président de la charte par ailleurs secrétaire général adjoint de la FNB, soulignant que la question de la valorisation des produits issus de la charte, avec un retour aux éleveurs, est actuellement posée. La version 2012 est lancée. Les 2.500 techniciens qui l'accompagnent sur le terrain seront formés pour qu’elle entre en application dès cette fin de l'année.