Séminaire FRPL sud-est
Le bassin laitier se structure
Les membres du conseil d’administration de la FRPL sud-est se sont
retrouvés lors d’un séminaire organisé les 31 janvier et 1er février à
Roybon (38). La Saône-et-Loire était partie prenante de ces deux
journées de travail. Point sur l’état de la réflexion dans le bassin
laitier.
retrouvés lors d’un séminaire organisé les 31 janvier et 1er février à
Roybon (38). La Saône-et-Loire était partie prenante de ces deux
journées de travail. Point sur l’état de la réflexion dans le bassin
laitier.
L’étude de la conjoncture laitière témoigne d’un accroissement de la production en 2011 sur l’ensemble du marché mondial, notamment en Argentine et en Nouvelle-Zélande. En termes d’importations, la Chine et le Brésil ont une demande particulièrement dynamique. A l’échelle européenne, la production connait une augmentation de plus de +2 % par rapport à 2010, tandis que les stocks de beurre et de poudre de lait écrémé sont quasi inexistants. En France, la collecte laitière devrait progresser d’environ +6 % sur 2011. Concernant le prix, la grille 2011 fournit un prix moyen hors saisonnalité de 320,76 €/1.000 litres. Au regard des indicateurs communiqués par le Cniel, le prix de base Criel Bassin sud-est est de 334,77 € pour février 2012. La tendance annoncée est un tunnel France/Allemagne autour de -20 € pour avril-mai, soit un prix du lait qui avoisinerait les 285 €.
Les litrages redistribués
L’actualité laitière du bassin est marquée par la difficulté de plusieurs entreprises. C’est le cas de Valcrest dans le Rhône, de Leyment dans l’Ain ou encore de Forez Fourme dans la Loire. Plusieurs solutions ont été envisagées telles que le gel des volumes, la création d’un fonds de solidarité, la restructuration de la zone.
Le groupe a fait le bilan de la redistribution des litrages pour la campagne 2011-2012 sur le bassin (Rhône-Alpes, Paca et Saône-et-Loire) selon les six catégories retenues : 64,7 millions de litres ont été redistribués à 3.121 producteurs, soit près de 38 % de producteurs attributaires. En Saône-et-Loire, 209 éleveurs se sont ainsi vu attribuer 6,5 millions de litres, dont plus de 3 millions au titre de la confortation.
Au vue de la prochaine campagne, une réflexion est menée sur les priorités de redistribution étant donné que la réserve du bassin ne sera plus qu’à 35 millions, voire moins si des volumes sont gelés. Parmi les propositions émises, l’objectif est de produire le litrage et d’afficher une politique d’installation durable. Les responsables de Saône-et-Loire se sont prononcés pour un accompagnement individuel des JA en fonction des besoins du jeune. Par ailleurs, les zones de faible densité devront être redéfinies.
Réflexion prospective
Un temps fort du séminaire a été la réflexion travaillée par petits groupes concernant trois thèmes centraux (coopération, organisation de la filière, prix/volumes différenciés) qui feront l’objet d’une synthèse lors de l’assemblée générale de la FNPL les 14 et 15 mars prochain à Verdun.
Sur le volet organisation de la filière, les producteurs doivent s’interroger entre autre sur l’organisation verticale et/ou territoriale des OP, l’évolution des missions de l’interprofession, la place du syndicalisme dans le dispositif.
Le thème du prix/volumes différenciés suscite de nombreuses questions du fait de la complexité du système variable selon les entreprises : part du volume A et volume B, transparence des volumes, traitement différenciés des entreprises qui font preuve de solidarité lors d’abandon de collecte.
Concernant la coopération, le sujet doit être travaillé sous trois angles : le sociétaire, qui doit partager, prendre part au projet de la coopérative, le conseil d’administration, qui doit représenter et dialoguer avec les producteurs, le projet coopératif, élément crucial aujourd’hui qui doit faire le lien entre le conseil et les sociétaires.
Le séminaire s’est terminé par l’intervention de Marcel Denieul, vice-président de la FNPL, sur la réforme de la Pac et les perspectives pour le secteur laitier.
Les litrages redistribués
L’actualité laitière du bassin est marquée par la difficulté de plusieurs entreprises. C’est le cas de Valcrest dans le Rhône, de Leyment dans l’Ain ou encore de Forez Fourme dans la Loire. Plusieurs solutions ont été envisagées telles que le gel des volumes, la création d’un fonds de solidarité, la restructuration de la zone.
Le groupe a fait le bilan de la redistribution des litrages pour la campagne 2011-2012 sur le bassin (Rhône-Alpes, Paca et Saône-et-Loire) selon les six catégories retenues : 64,7 millions de litres ont été redistribués à 3.121 producteurs, soit près de 38 % de producteurs attributaires. En Saône-et-Loire, 209 éleveurs se sont ainsi vu attribuer 6,5 millions de litres, dont plus de 3 millions au titre de la confortation.
Au vue de la prochaine campagne, une réflexion est menée sur les priorités de redistribution étant donné que la réserve du bassin ne sera plus qu’à 35 millions, voire moins si des volumes sont gelés. Parmi les propositions émises, l’objectif est de produire le litrage et d’afficher une politique d’installation durable. Les responsables de Saône-et-Loire se sont prononcés pour un accompagnement individuel des JA en fonction des besoins du jeune. Par ailleurs, les zones de faible densité devront être redéfinies.
Réflexion prospective
Un temps fort du séminaire a été la réflexion travaillée par petits groupes concernant trois thèmes centraux (coopération, organisation de la filière, prix/volumes différenciés) qui feront l’objet d’une synthèse lors de l’assemblée générale de la FNPL les 14 et 15 mars prochain à Verdun.
Sur le volet organisation de la filière, les producteurs doivent s’interroger entre autre sur l’organisation verticale et/ou territoriale des OP, l’évolution des missions de l’interprofession, la place du syndicalisme dans le dispositif.
Le thème du prix/volumes différenciés suscite de nombreuses questions du fait de la complexité du système variable selon les entreprises : part du volume A et volume B, transparence des volumes, traitement différenciés des entreprises qui font preuve de solidarité lors d’abandon de collecte.
Concernant la coopération, le sujet doit être travaillé sous trois angles : le sociétaire, qui doit partager, prendre part au projet de la coopérative, le conseil d’administration, qui doit représenter et dialoguer avec les producteurs, le projet coopératif, élément crucial aujourd’hui qui doit faire le lien entre le conseil et les sociétaires.
Le séminaire s’est terminé par l’intervention de Marcel Denieul, vice-président de la FNPL, sur la réforme de la Pac et les perspectives pour le secteur laitier.