Calcul de la retraite agricole
Le coût de l’équité
La retraite agricole est calculée sur l’ensemble de la carrière, une injustice que les pouvoirs publics ne semblent pas pressés à corriger…
Dans le cadre de la loi de réforme des retraites de 2010, la FNSEA avait obtenu que soit réalisé un rapport gouvernemental relatif au calcul de la retraite des exploitants agricoles sur leurs 25 meilleures années de revenu. Les agriculteurs sont en effet les derniers à calculer leur retraite sur la totalité de leur carrière. Les salariés du privé la calculent en effet sur leurs 25 meilleures années, quant aux fonctionnaires, le calcul est réalisé sur leurs 6 derniers mois…
Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales a été publié la semaine dernière sur ce sujet (lire notre édition du 23 mars en page 14). Ce dernier laisse à penser que cette réforme ne serait pas opportune. Et pour cause ! Elle laisserait à la charge de la solidarité nationale un surcoût de 500 à 700 millions d’€ par an à l’horizon 2040 !
Une analyse partielle et partiale
« Nous comprenons qu’une telle réforme soulève des interrogations quant à son ampleur… », ont immédiatement réagi la section des anciens exploitants et la FNSEA, pour qui « ce coût est le prix de l’équité, le prix d’années d’oubli des retraités agricoles ». C’est d’ailleurs bien le message qu’ont souhaité transmettre les plus de 100.000 personnes qui ont signé la pétition rédigée par la section des anciens exploitants, laquelle a été remise début mars à tous les candidats à l’élection présidentielle (lire nos précédentes éditions).
Les arguments techniques qui figurent dans ce rapport - tout particulièrement ceux qui visent à faire croire que les plus faibles retraites seraient encore dévalorisées par l’application des 25 meilleures années - reposent sur « une analyse partielle et partiale d’une telle réforme », dénonce la FNSEA. « Ils laissent à penser que la remise à plat du régime supprimerait tout minima de retraite. Or, ces minima existent dans tous les régimes… Pourquoi les agriculteurs en seraient-ils privés ? ».
Injustice flagrante
A travers cette volonté de réforme, la FNSEA demande simplement la mise à niveau de pensions dont la moyenne n’atteint pas 48 % des pensions de l’ensemble des retraités !
« Nous attendons, telle que la loi le prévoit, une prise de position du Gouvernement, mais aussi des candidats à l’élection présidentielle. Nous ne nous contenterons pas d’un rapport administratif ! », met en garde la FNSEA, qui ajoute aussitôt que « si certains se contentent des retraites actuelles, nous portons, quant à nous, l’ambition de donner des perspectives aux jeunes qui s’installent. C’est aujourd’hui que se prépare la retraite de demain ! »
Le 6 avril à Martigny-le-Comte
Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales a été publié la semaine dernière sur ce sujet (lire notre édition du 23 mars en page 14). Ce dernier laisse à penser que cette réforme ne serait pas opportune. Et pour cause ! Elle laisserait à la charge de la solidarité nationale un surcoût de 500 à 700 millions d’€ par an à l’horizon 2040 !
Une analyse partielle et partiale
« Nous comprenons qu’une telle réforme soulève des interrogations quant à son ampleur… », ont immédiatement réagi la section des anciens exploitants et la FNSEA, pour qui « ce coût est le prix de l’équité, le prix d’années d’oubli des retraités agricoles ». C’est d’ailleurs bien le message qu’ont souhaité transmettre les plus de 100.000 personnes qui ont signé la pétition rédigée par la section des anciens exploitants, laquelle a été remise début mars à tous les candidats à l’élection présidentielle (lire nos précédentes éditions).
Les arguments techniques qui figurent dans ce rapport - tout particulièrement ceux qui visent à faire croire que les plus faibles retraites seraient encore dévalorisées par l’application des 25 meilleures années - reposent sur « une analyse partielle et partiale d’une telle réforme », dénonce la FNSEA. « Ils laissent à penser que la remise à plat du régime supprimerait tout minima de retraite. Or, ces minima existent dans tous les régimes… Pourquoi les agriculteurs en seraient-ils privés ? ».
Injustice flagrante
A travers cette volonté de réforme, la FNSEA demande simplement la mise à niveau de pensions dont la moyenne n’atteint pas 48 % des pensions de l’ensemble des retraités !
« Nous attendons, telle que la loi le prévoit, une prise de position du Gouvernement, mais aussi des candidats à l’élection présidentielle. Nous ne nous contenterons pas d’un rapport administratif ! », met en garde la FNSEA, qui ajoute aussitôt que « si certains se contentent des retraites actuelles, nous portons, quant à nous, l’ambition de donner des perspectives aux jeunes qui s’installent. C’est aujourd’hui que se prépare la retraite de demain ! »
Le 6 avril à Martigny-le-Comte
Pour parler de ce rapport et de tous les autres sujets relatifs aux retraites agricoles, la section départementale des anciens exploitants de la FDSEA tiendra son assemblée générale le 6 avril prochain à 9 h 00 à Martigny-le-Comte. Pour l’occasion, Paul Billonnet, président, a convié Jean-Paul Bizien, président national, pour faire le point sur l’avancée des revendications.
Pour y participer, merci de vous inscrire auprès de Claude Vallery au 03.85.29.56.53.