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AGPB : « Produire ou périr »

Le cri d’alarme des céréaliers

Après trois années de revenus négatifs, les céréaliers appellent à un sursaut de la part des pouvoirs publics. C’est pour eux une question de survie. 

Par Christophe Soulard 
Le cri d’alarme des céréaliers

« Point de bascule » ; « Effondrement économique » ; « Angoisse profonde ». Le président de l’Association générale des producteurs de blé et autres céréales  (AGPB), Eric Thirouin, a exprimé le ressenti des céréaliers qui ont en 2023, 2024 et 2025, trois années de revenus négatifs. « L’image des céréalier nantis, c’est bien fini (…) c’est un plan social sans précédent qui s’annonce en France et de manière silencieuse », a-t-il expliqué chiffres officiels en mains. Les plus de 48.000 exploitations agricoles spécialisées en céréales ont en effet connu un revenu négatif de -600 euros en 2023, -6.800 euros en 2024 et d’environ -3.000 à -3.500 euros en 2025*, selon leurs premières estimations. Dans un secteur agricole qui peine à renouveler ses générations, face à une concurrence de plus en plus exacerbée sur les marchés mondiaux, les agriculteurs boudent la production céréalière. « Nous avons perdu 900.000 hectares entre 2015 et 2025 et sommes passés de 7,8 millions d’ha (Mha) à 6,9 Mha », a souligné Eric Thirouin. Cette déprise se confirme aussi sur le niveau des jachères qui ont augmenté de 37 % en seulement deux ans : 373.000 ha en 2023 contre 511.000 ha l...

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