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Agrioccasions, les occasions agricoles
Calamités agricoles

Le dossier avance

Pour compléter les estimations réalisées au mois de juin sur les dégâts aux fourrages et déterminer un taux de perte définitif pour l’ensemble du cycle de production, une deuxième mission d’enquête terrain était organisée les 9 et 10 novembre dernier. Suite à ces deux jours, le taux moyen de perte apparaît comme largement supérieur au seuil des 30 %, atteignant, dans les cas les plus touchés, le taux de 60 %. Les coûts engendrés pour palier le déficit fourrager par des approvisionnements en fourrages et en concentrés se situent dans une fourchette allant de 20 à 300 euros par vêlage, selon la chambre d'agriculture.  Pour pallier le manque de foin, l'achat de paille a été fréquent laquelle ne suffit bien souvent pas à elle seule à remplacer le foin. Une complémentation est alors impérative. Quant aux élevages des systèmes non spécialisés tout herbe, la mise en place de cultures dérobées a en partie compensé le déficit fourrager, mais a généré en contre-partie des coûts importants d'implantation (travail du sol, semences...). Un rapport en ce sens a été soumis à l’examen du comité départemental d’expertise (CDE), lequel s'est réuni le 17 novembre. Au regard des conditions climatiques très particulières de l'intense sécheresse de ce printemps (alternance de gel la nuit, chaleur le jour), la profession a défendu la détermination de trois zones : Est à 33 % de pertes ; couloir le long de la côte viticole à 40 % ; enfin, zone ouest, incluant le Clunisois, à 55 %, zone en quasi mono-production d'herbe. En attendant la validation par le Comité national de l’assurance le 15 décembre.
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