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Seconde moisson, Matériel agricole, Bourgogne Franche Comté

Le « droit à l’essai » voit enfin le jour

GAEC et SOCIÉTÉS / En mettant en place la possibilité de se désengager en cas de mésentente entre les partenaires, le droit à l’essai pourrait faciliter les transmissions, consolider les exploitations agricoles et donner davantage de souplesse aux installations sous régime sociétaire.

Par Actuagri
Le « droit à l’essai » voit enfin le jour
© iStock-Mindful Media
Afin de favoriser la réussite des installations, un « droit à l'essai », ou « essai d’association », a été récemment instauré par la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture.

La convention pour le droit à l’essai a été signée à l’issue du dernier Salon de l’Agriculture par Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, puis votée dans le cadre de la loi agricole de mars 2025. Cette disposition est le fruit de huit années de travail portées par les organisations professionnelles agricoles et l’association Gaec et Sociétés, dont l’objectif est de défendre l’agriculture de groupe et sociétaire. Deux tiers des installations se font dorénavant sous forme sociétaire. Si cette forme se développe, c’est qu’elle apporte plusieurs avantages en matière d’organisation du travail. Cependant, de nombreux échecs apparaissent après quelques mois en raison de difficultés économiques ou de relations humaines.Pour Gaec et Sociétés une période d’une année de formation et d’observation est indispensable pour éviter les conflits et les risques de dissolutions des Gaec. « Avant de s’installer définitivement il faut s’essayer pendant six mois à un an, comme des fiançailles avant un mariage », avance Grégory Nivelle, président de Gaec et Sociétés, « surtout avant de prendre des engagements lourds comme des investissements, mais cela tient aussi pour l’organis...

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