Avenir de la filière laitière
Le projet des Jeunes Agriculteurs
Dans la perspective de la fin des quotas laitiers, les JA proposent la création d’une interprofession européenne et se prononcent pour la mise en place d’OP par bassin et non par entreprise.
« Notre projet est d’installer des agriculteurs et d’avoir des prix rémunérateurs » insiste Christophe Chambon, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs. Alors que la fin des quotas laitiers est programmée pour 2015, les JA se préparent à l’après. Après avoir fait le tour de France des régions, consulté les entreprises privées et coopératives, les organisations professionnelles de la filière (FNPL, FNCL, Fnil) et même les organisations minoritaires (Confédération paysanne et Coordination rurale), les Jeunes ont élaboré une série de propositions sur la gouvernance et l’organisation de la filière, une fois que le régime des quotas sera abandonné. Leurs propositions sont à trois niveaux, européen, national et bassin de production. Au niveau européen, les JA ont convaincu leurs homologues du Conseil européen des agriculteurs de créer une interprofession européenne. Même si des réticences subsistent chez les plus libéraux d’entre eux, notamment dans le Nord de l’Europe. A cette interprofession européenne serait confiée la maîtrise de la production et la gestion des crises. Elle serait dotée d’un observatoire de la production et des marchés et de mécanismes d’intervention et de stockage « rénovés et réactifs ». Au niveau national, le rôle de l’interprofession serait renforcé. Celle-ci serait chargée de maîtriser les volumes en distinguant ce qui relève du marché intérieur de l’export. « Notre priorité reste le marché intérieur pour obtenir des prix plus sûrs et plus rémunérateurs » explique Christophe Chambon.
Cellule export et CVO
Mais les Jeunes ne ferment pas la porte à l’export de produits industriels de masse, beurre et poudre. Aussi plaident-ils pour la création d’une "cellule export" au sein de l’interprofession « qui puisse identifier les débouchés sécurisés à l’international ». Cette cellule devra alors envoyer des signaux aux OP de bassin et permettre aux producteurs d’accroître leur production, s’ils le souhaitent. Sur ces volumes exportés serait prélevée une cotisation volontaire obligatoire (CVO). « Cette CVO alimentera une caisse qui permettra de mettre en place des politiques d’accompagnement des producteurs et des entreprises, de financer des projets sur des territoires dans les zones défavorisées. Voire de créer une plate-forme commerciale commune pour répondre aux débouchés. Cette CVO alimenterait aussi une caisse de sécurisation pour les producteurs afin de faire face aux fluctuations du marché » explique Christophe Chambon. Enfin au sein des bassins, les JA plaident pour la mise en place d’OP de bassin et non pas d’entreprise. « Car ce ne sont pas aux entreprises de choisir où on va installer des jeunes » indique Rachël Guiquerro. « Ni de décider où elles vont concentrer la production » en laissant des zones de déprise laitière. Ce que les Jeunes ne veulent absolument pas. Surtout, ce sont ces OP de bassin qui seront chargés de négocier les contrats avec les entreprises. Reste à convaincre, les entreprises, les pouvoirs publics, les organisations professionnelles de la pertinence de ces propositions. Aussi les JA ont d’ores et déjà programmé une journée laitière à la fin de l’année, réunissant les différents interlocuteurs de la filière pour faire avancer ce projet.
Cellule export et CVO
Mais les Jeunes ne ferment pas la porte à l’export de produits industriels de masse, beurre et poudre. Aussi plaident-ils pour la création d’une "cellule export" au sein de l’interprofession « qui puisse identifier les débouchés sécurisés à l’international ». Cette cellule devra alors envoyer des signaux aux OP de bassin et permettre aux producteurs d’accroître leur production, s’ils le souhaitent. Sur ces volumes exportés serait prélevée une cotisation volontaire obligatoire (CVO). « Cette CVO alimentera une caisse qui permettra de mettre en place des politiques d’accompagnement des producteurs et des entreprises, de financer des projets sur des territoires dans les zones défavorisées. Voire de créer une plate-forme commerciale commune pour répondre aux débouchés. Cette CVO alimenterait aussi une caisse de sécurisation pour les producteurs afin de faire face aux fluctuations du marché » explique Christophe Chambon. Enfin au sein des bassins, les JA plaident pour la mise en place d’OP de bassin et non pas d’entreprise. « Car ce ne sont pas aux entreprises de choisir où on va installer des jeunes » indique Rachël Guiquerro. « Ni de décider où elles vont concentrer la production » en laissant des zones de déprise laitière. Ce que les Jeunes ne veulent absolument pas. Surtout, ce sont ces OP de bassin qui seront chargés de négocier les contrats avec les entreprises. Reste à convaincre, les entreprises, les pouvoirs publics, les organisations professionnelles de la pertinence de ces propositions. Aussi les JA ont d’ores et déjà programmé une journée laitière à la fin de l’année, réunissant les différents interlocuteurs de la filière pour faire avancer ce projet.