Industrie et commerce des viandes
Le refus du GIE Export
Les professionnels de l’industrie et du commerce de la viande, alliés à Coop de France, la fédération des coopératives agricoles françaises, refusent de s’associer au projet de constitution d’un GIE Export, structure visant la conquête des marchés extérieurs. Le Sniv (industrie de la viande) et le SNCP (commerce du porc) expliquent les raisons de ce refus dans leur dernière lettre, datée du 6 juin.
« GIE Export : Sniv-SNCP (1) et Coop de France ne s’y associent pas », titre la lettre des entreprises françaises des viandes datée du 6 juin. Parmi les raisons qu’elle développe, la lettre mentionne une « tragique erreur d’analyse ».
Le projet d’Interbev (Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes) de créer un GIE Export reposerait selon eux « sur une double erreur d’analyse ». La première erreur consisterait « à cultiver la pensée que les marchés s’adaptent à l’offre telle qu’elle est, et qu’il suffit d’être volontaire pour que les clients s’arrachent notre produit ». La seconde erreur serait « d’installer l’idée » que la priorité devenant l’export pays tiers, les marchés français et européens ne constituent plus un débouché essentiel pour le troupeau allaitant français. « En ignorant le fait que depuis 2005, la France est devenue déficitaire nette en viande bovine (près de 150.000 tonnes aujourd’hui) et que la restructuration du cheptel laitier va aggraver cette situation, on fait le lit des concurrents étrangers pressés de s’installer chez nous », poursuit le texte, qui oublie de préciser que les éleveurs ne vivent plus de leur métier depuis plusieurs années..., mais cela ne semble pas les déranger plus que de mesure. Les industriels mentionnent d’autres écueils, comme « le coûteux empilement des structures » et le fait que « pour la viande, l’organisation des exportateurs existe déjà ». Ah bon... ?
(1) Sniv : Syndicat national de l’industrie de la viande ; SNCP : Syndicat national du commerce du porc.
Le projet d’Interbev (Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes) de créer un GIE Export reposerait selon eux « sur une double erreur d’analyse ». La première erreur consisterait « à cultiver la pensée que les marchés s’adaptent à l’offre telle qu’elle est, et qu’il suffit d’être volontaire pour que les clients s’arrachent notre produit ». La seconde erreur serait « d’installer l’idée » que la priorité devenant l’export pays tiers, les marchés français et européens ne constituent plus un débouché essentiel pour le troupeau allaitant français. « En ignorant le fait que depuis 2005, la France est devenue déficitaire nette en viande bovine (près de 150.000 tonnes aujourd’hui) et que la restructuration du cheptel laitier va aggraver cette situation, on fait le lit des concurrents étrangers pressés de s’installer chez nous », poursuit le texte, qui oublie de préciser que les éleveurs ne vivent plus de leur métier depuis plusieurs années..., mais cela ne semble pas les déranger plus que de mesure. Les industriels mentionnent d’autres écueils, comme « le coûteux empilement des structures » et le fait que « pour la viande, l’organisation des exportateurs existe déjà ». Ah bon... ?
(1) Sniv : Syndicat national de l’industrie de la viande ; SNCP : Syndicat national du commerce du porc.