Crise bovine
Le salut par les marchés
Au regard de la situation économique des éleveurs, et suite à la
flambée des céréales, un certain nombre de mesures structurelles ont
été prises ou sont en cours de formalisation. Mais, dans un avenir
immédiat, et vu le peu d’aide conjoncturelle, l’avenir des éleveurs dépend aujourd'hui du marché.
flambée des céréales, un certain nombre de mesures structurelles ont
été prises ou sont en cours de formalisation. Mais, dans un avenir
immédiat, et vu le peu d’aide conjoncturelle, l’avenir des éleveurs dépend aujourd'hui du marché.
Dans un communiqué de presse daté du 25 mars, la Fédération nationale bovine (FNB) faisait le bilan des actions pour lesquelles elle s'est « mobilisée » ces derniers mois au sein de la filière : généralisation des machines à classer dans les abattoirs, réforme des cotations entrée abattoir des bovins, renforcement de l'exportation sur pays tiers, action pour le regroupement de l'offre des producteurs et projet de contractualisation. L'ensemble des abattoirs de plus de 3.000 tonnes ont bien tenu leurs engagements, pris à la suite du conflit entre les éleveurs et le groupe Bigard en novembre, et si la machine à classer n'est pas encore fonctionnelle - voire présente - dans certains abattoirs, elle au moins est commandée, rapporte la FNB. La réforme des cotations est en cours et certaines modifications commencent à être rendues publiques. Le groupement d'intérêt économique qu'a prôné la FNB en janvier pour favoriser l'export est « en voie de formalisation par l'interprofession. Les projets de statuts sont en discussion », explique la FNB.
La contractualisation via les JB
Côté regroupement de l'offre, la FNB a fortement incité les sections départementales à entamer des « discussions » avec les organisations de producteurs (OP) locales. « Les OP vont décider ou non de se coordonner entre elles », observe la FNB. Concernant la contractualisation, cette dernière a effectivement défini un indicateur basé sur les coûts de production calculés via les réseaux d'élevage de l'Institut de l'élevage pour en extraire un coût de production moyen. Mais l'idée d'un index en pied de facture, avancée par la FNSEA, ne semble pas faire consensus. « Dans le principe général, nous n'allons pas vers cela », souligne la FNB. De plus, il faut attendre l'ensemble des propositions de la filière végétale, le 29 juin. Cependant, l'interprofession travaille déjà sur la création de contrats pour la filière de l'engraissement. D'après la FNB, les catégories de jeunes bovins sont mieux définies et des contrats existent déjà. En outre, cette production concerne spécifiquement les éleveurs de bovins viande.
Des mesures conjoncturelles très limitées
Bruno Le Maire attend, lui, les résultats d'une étude de FranceAgriMer sur la compétitivité de la filière. Ses résultats devraient permettre d'orienter les financements du plan de développement de la filière bovine qu'il avait annoncé au Salon des productions animales (Space) en septembre dernier (300 millions d'euros sur 3 ans pour les filières bovine, porcine et laitière). Toutes ces mesures sont « structurelles » et ne permettent pas à très court terme d'apporter de l'argent frais aux éleveurs...
Les versements anticipés de la PMTVA et des ICHN ainsi que l'engagement des banques, le 7 mars, auprès de Bruno Le Maire et Christine Lagarde, à étudier « au cas par cas » la situation des éleveurs, sont les seules mesures à effet immédiat qui ont été prises. D'où une interrogation de la FNB : « où en est la demande d'une aide exceptionnelle européenne, formulée par la FNSEA et la FNB au ministre de l'Agriculture ? ». Face à une situation d'urgence pour les éleveurs, des propositions d'actions syndicales remontent régulièrement des départements, selon la FNB. « Il faut des prix pour les éleveurs, pour faire vivre cette production et lui conserver un avenir. Si ni les pouvoirs publics, ni l'aval de la filière et la distribution ne veulent en tenir compte, les éleveurs sauront de nouveau se mobiliser par l'action syndicale ». Vu les mesures conjoncturelles citées précédemment, seul le marché pourra apporter l'argent dont les éleveurs ont tant besoin à très court terme. « Où en est la demande d'une mesure de gestion de marché (hausse des restitutions sur les bovins vivants) ? », soulève encore la FNB. Mais y a-t-il quelqu'un pour lui répondre... ?
La contractualisation via les JB
Côté regroupement de l'offre, la FNB a fortement incité les sections départementales à entamer des « discussions » avec les organisations de producteurs (OP) locales. « Les OP vont décider ou non de se coordonner entre elles », observe la FNB. Concernant la contractualisation, cette dernière a effectivement défini un indicateur basé sur les coûts de production calculés via les réseaux d'élevage de l'Institut de l'élevage pour en extraire un coût de production moyen. Mais l'idée d'un index en pied de facture, avancée par la FNSEA, ne semble pas faire consensus. « Dans le principe général, nous n'allons pas vers cela », souligne la FNB. De plus, il faut attendre l'ensemble des propositions de la filière végétale, le 29 juin. Cependant, l'interprofession travaille déjà sur la création de contrats pour la filière de l'engraissement. D'après la FNB, les catégories de jeunes bovins sont mieux définies et des contrats existent déjà. En outre, cette production concerne spécifiquement les éleveurs de bovins viande.
Des mesures conjoncturelles très limitées
Bruno Le Maire attend, lui, les résultats d'une étude de FranceAgriMer sur la compétitivité de la filière. Ses résultats devraient permettre d'orienter les financements du plan de développement de la filière bovine qu'il avait annoncé au Salon des productions animales (Space) en septembre dernier (300 millions d'euros sur 3 ans pour les filières bovine, porcine et laitière). Toutes ces mesures sont « structurelles » et ne permettent pas à très court terme d'apporter de l'argent frais aux éleveurs...
Les versements anticipés de la PMTVA et des ICHN ainsi que l'engagement des banques, le 7 mars, auprès de Bruno Le Maire et Christine Lagarde, à étudier « au cas par cas » la situation des éleveurs, sont les seules mesures à effet immédiat qui ont été prises. D'où une interrogation de la FNB : « où en est la demande d'une aide exceptionnelle européenne, formulée par la FNSEA et la FNB au ministre de l'Agriculture ? ». Face à une situation d'urgence pour les éleveurs, des propositions d'actions syndicales remontent régulièrement des départements, selon la FNB. « Il faut des prix pour les éleveurs, pour faire vivre cette production et lui conserver un avenir. Si ni les pouvoirs publics, ni l'aval de la filière et la distribution ne veulent en tenir compte, les éleveurs sauront de nouveau se mobiliser par l'action syndicale ». Vu les mesures conjoncturelles citées précédemment, seul le marché pourra apporter l'argent dont les éleveurs ont tant besoin à très court terme. « Où en est la demande d'une mesure de gestion de marché (hausse des restitutions sur les bovins vivants) ? », soulève encore la FNB. Mais y a-t-il quelqu'un pour lui répondre... ?