Le temps de la réforme
proches de la réalité du marché, les nouvelles cotations ont été
publiées de 23 janvier après un essai "à blanc" la semaine précédente. Détails.
Pour cette « première », les commissions de cotations se sont réunies « physiquement », sur les quatre sites, à Dijon, Rennes, Lille et Toulouse. Par la suite, ces réunions pourront prendre la forme de conférences téléphoniques, ce qui n’exclura pas de se réunir physiquement de façon ponctuelle.
Rappelons que la grille de cotations par bassin correspond au cœur de gamme proposé par Interbev. Cette typologie, qui correspond à une déclinaison par catégorie d’animaux, par race ou groupe de races (viande, lait, mixte), s’organise par classement au tiers de classe, par poids et âge pour certaines catégories. La cotation s’enclenche dès qu’un effectif d’au moins vingt animaux est constaté.
Transparence et lisibilité
Les cotations sont élaborées par FranceAgriMer, uniquement à partir de données chiffrées et les discussions sur les cotations entre commissions régionales disparaissent. Les commissions gardent cependant la possibilité d’alerter ou de faire des expertises sur les cotations jugées trop éloignées des données régionales.
La grille de cotation nationale est complétée par des typologies qui ne constituent pas des cœurs de gamme, mais qui sont nécessaires à l’établissement des cotations communautaires. Comme pour la cotation par bassin, une typologie est cotée dans la grille nationale, dès lors qu’un effectif d’au moins vingt animaux est constaté.
L’obligation de remontée des données, clé de voûte du nouveau système, concerne les abatteurs ou les personnes qui font abattre au moins 5.000 gros bovins par an sur le territoire national. Dans l’ancien système, la limite était de 20.000 gros bovins. Selon FranceAgriMer, 66 abatteurs seraient ainsi concernés. La nécessité d’intégrer un nouveau système informatique pourrait limiter dans un premier temps tout le potentiel de remontée des données.
Testé à blanc la semaine passée, les premiers résultats semblent avoir satisfait les partenaires. L’effet attendu de la réforme concerne bien entendu l’amélioration de la transparence des transactions et un certain "lissage" des cotations entre bassins de production car le type d’animal est mieux défini. À la sortie de la première réunion de la cotation du Bassin Centre-Est, Dominique Vaizand constatait que l’ensemble du dispositif fonctionnait bien, la Bourgogne n’ayant pas attendu la réforme pour pratiquer la cotation au tiers de classe. Pour les producteurs en tout cas, ces nouvelles cotations vont assurer « une meilleure lisibilité du marché et plus de transparence en fonction des races et des catégories ». C’était l’esprit même d’une réforme qui s’est donnée les moyens d’atteindre ses objectifs.
Pour les autres catégories de cotations, le calendrier prévu est le suivant : veaux de boucherie au 30 avril prochain, ovins le 1er juin, et les gros bovins maigres au 30 juin.
Insérer la Carte des bassins de cotation
ainsi que les modèles de grille
Les représentants des éleveurs au bassin Centre Est (commission de Dijon)
Titulaires : Franck Monce, 03430 Villefranche-d’Allier ; Michel Seguin, 25410 Mercey-le-Grand ; Dominique Vaizand, 71800 Saint-Germain-en-Brionnais. Suppléants : Étienne Fillot, 69230 Saint-Genis-Laval ; Pierre Aupetitgendre, 18200 Arcomps ; Emmanuel Bernard, 58340 Cercy-la-Tour.
Nouvelles cotations à venir
L’évolution de la grille de cotation des veaux de boucherie, des ovins et des gros bovins maigres sera faite selon le calendrier suivant :
- veaux de boucherie au 30 avril prochain ;
- ovins le 1er juin ;
- et les gros bovins maigres au 30 juin.
Selon Marc Zribi, chef de l’unité Cotations et informations de conjoncture chez FranceAgriMer, au printemps prochain, il y aura des phases de test. L’objectif est le même que la réforme de la grille des gros bovins entrée abattoir. À savoir produire des données plus fiables et soumises à contrôle. Par ailleurs, la grille des ovins sera simplifiée passant de 5 à 4 classes d’animaux. Cette simplification est la volonté des familles professionnelles de la filière ovine. Selon FranceAgriMer, « elle ne diminuera pas la précision des cotations ».