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Agrioccasions, les occasions agricoles
En bref

Les brèves du 12 mai

Grosse actualité en ce 12 mai avec : Fourrages : face à la flambée des prix, les FDSEA tentent de trouver des solutions ; Sécheresse : la FNSEA va mettre un contrat type à disposition de son réseau ; Sécheresse : Bruno le Maire autorise les éleveurs à faucher leurs jachères ; FranceAgriMer : « on entre dans une période critique pour les céréales » ; Hausse des productions mondiales de céréales en 2011, selon l'USDA ; Betteraves : Bruno Le Maire affirme s'opposer à la suppression des quotas en 2015 ; Roquette entre au capital du premier amidonnier lituanien ; Nouvelles prestations fournies en 2010 aux salariés agricoles par Agrica
Par Publié par Cédric Michelin
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Fourrages : face à la flambée des prix, les FDSEA tentent de trouver des solutions



Sur Internet, les prix de la paille vont de 80 € à 130 €t, hors livraison. En foin, il peut monter jusqu'à 200 €t. Pour Jean-Michel Bernet, directeur du service élevage de la Chambre d'agriculture du Lot-et-Garonne, « la paille n'a pas de prix car il n'y en a pas ! ». Les chambres d'agriculture s'organisent dans l'Ouest pour mettre en place des « bourses au fourrage et à la paille ». Elles servent alors d'interface entre demandeurs et producteurs de fourrage. Patrice Fouché, directeur de la FDSEA du Maine-et-Loire, propose une opération paille, intradépartement, avec un prix de la paille à 65-70 €tonne rendue exploitation. « Notre objectif est de moraliser le marché », affirme-t-il. « Un partenariat se met en place dans les prochains jours entre les FDSEA du Loiret et de la Creuse pour des contrats portant sur 15.000 t de paille (15 €t en andins). Le dispositif pourrait profiter à environ 800 éleveurs jusqu'à la fin de campagne, mais les quantités annoncées risquent d'être difficiles à trouver », indique, de son côté, Michel Masson, président de la FDSEA du Loiret. Patrick Benezit, vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB), réclame « des mesures politiques pour sortir d'une logique de marché ».

Sécheresse : la FNSEA va mettre un contrat type à disposition de son réseau



Dans un courrier à son réseau, le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau estime urgent « afin d'éviter les effets spéculatifs, notamment sur la paille, que les FDSEA et les JA des zones d'élevage se mettent en contact avec les FDSEA et les JA des zones céréalières pour contractualiser des tonnages de paille à un prix raisonnable pour tous ». Le responsable syndical indique que la FNSEA mettra à disposition de son réseau un « contrat type » avec un prix indicatif. Celui-ci serait de 22 euros la tonne de paille, prix du produit en bout de champ, hors transport. « Il ne faut pas non plus oublier d'autres solutions comme (...), les pulpes, les céréales immatures » souligne-t-il. Par ailleurs, la FNSEA a annoncé l'installation d'un groupe « eau » qui doit réfléchir à la constitution de réserves alors que des restrictions d'eau sont d'ores et déjà décidées dans une vingtaine de départements en raison de la sécheresse. Ce groupe sera présidé par Jean-Luc Capes, responsable de la FDSEA des Landes.

Sécheresse : Bruno le Maire autorise les éleveurs à faucher leurs jachères



« Il faut supprimer toute contrainte aux éleveurs pour qu'ils puissent faucher leurs jachères et bandes enherbées » pour faire face à la sécheresse, a indiqué Bruno le Maire lors d'un déplacement dans la Vienne, département particulièrement touché par le manque d'eau. « Je vais en envoyer dès aujourd'hui l'instruction aux préfets », a précisé le ministre de l'Agriculture. Il accède ainsi à la demande de la FNSEA faite la veille. Selon lui la première victime de la sécheresse est l'éleveur. Concernant la mobilisation de la paille dont les prix flambent, le ministre appelle à la « solidarité du monde paysan ». Céréaliers et éleveurs seront réunis dans les prochains jours pour trouver des solutions, notamment éviter la spéculation sur les pailles et limiter leur broyage. La première réunion du comité sécheresse se tient ce jeudi 12 mai au ministère de l'Agriculture et se réunira tous les quinze jours. « Nous allons regarder au cas par cas les dossiers des éleveurs qui ont les plus grosses difficultés de trésorerie pour repousser les échéances des plans Barnier et Sarkozy dont les remboursements approchent », a aussi indiqué le Bruno le Maire, « mais je ne suis pas en mesure de vous annoncer une année blanche, c'est trop coûteux ».

FranceAgriMer : « on entre dans une période critique pour les céréales »



Lors de sa conférence de presse à la suite du conseil spécialisé des céréales, le 11 mai, FranceAgriMer a indiqué que si les dégâts de la sécheresse ne sont pas encore quantifiables, les quinze prochains jours seront décisifs. « Nous entrons dans une période critique mais l'impact du climat sur les niveaux de production des cultures n'est pas encore quantifiable » a indiqué Christian Vanier directeur adjoint de FranceAgriMer en charge de l'animation des filières. Selon lui, l'impression du conseil spécialisé des céréales est que les conditions d'implantations des cultures ont été hétérogènes. En tout état de cause, « le bilan mondial de fin de campagne 2010-2011 devrait être tendu » selon Michel Ferret, chef du service des marchés et des études des filières de FranceAgriMer. Ainsi, les stocks mondiaux de maïs baisseraient de 23,4Mt d'une campagne sur l'autre et s'établiraient à 122,4Mt en 2010-2011. Concernant le blé tendre, les stocks se replieraient de 15,1Mt pour atteindre les 182,8Mt en fin de campagne 2010-2011.

Hausse des productions mondiales de céréales en 2011, selon l'USDA



Aux États-Unis, la production de blé est attendue en baisse à 55,6 Mt contre 60,1 Mt récoltées en 2010, a indiqué l'USDA dans son rapport sur les disponibilités mondiales du 11 mai. Un repli est aussi observé en Argentine (13,50 Mt contre 15 Mt) et en Australie (24,5 Mt contre 26 Mt). Ces pertes seraient compensées par une hausse des productions au Canada (26 Mt contre 23,2 Mt), dans l'UE-27 (138,6 Mt contre 135,8 Mt), en Inde (84 Mt contre 80,8 Mt) et dans les pays de l'Est, Russie (53 Mt contre 41,4 Mt), Ukraine (19 Mt contre 16,8 Mt) et Kazakhstan (15 Mt contre 9,7 Mt). Ces prévisions ne prennent pas en compte la sécheresse affectant actuellement le nord de l'Europe, selon des analystes. Le stock mondial de blé à la fin de la campagne 2011-2012 reculerait légèrement à 181,2 Mt contre 182,2 Mt fin 2010-2011, selon l'USDA. En maïs, la production mondiale devrait progresser à 867,7 Mt contre 815,3 Mt cette année. Le stock mondial de maïs fin 2010-2011 resterait cependant très bas à 129,14 Mt contre 122,19 Mt fin 2010 et 145,4 Mt fin 2009. La production mondiale de graines de soja serait stable à 263,3 Mt contre 262 Mt l'année précédente.

Betteraves : Bruno Le Maire affirme s'opposer à la suppression des quotas en 2015



À l'occasion du bicentenaire de la betterave sucrière, le 11 mai, la CGB (confédération des planteurs) a présenté un livre blanc s'attachant à démontrer la nécessité de maintenir l'organisation actuelle au moins jusqu'à 2020. Le livre blanc présente aussi, expliquait le président de la CGB Éric Lainé "une stratégie pour reprendre pied sur le marché mondial" passant notamment par des progrès en sélection génétique. "Je suis totalement opposé à la suppression des quotas en 2015" a assuré le ministre de l'agriculture Bruno Le Maire se disant prêt à défendre le maintien des trois volets de l'organisation du marché : les quotas, le prix minimum et les accords interprofessionnels.

Roquette entre au capital du premier amidonnier lituanien



Roquette, numéro 2 de l'amidonnerie européenne, entre au capital d'Amilina, le premier amidonnier lituanien, et développe ses débouchés de l'amidon dans le Nord et l'Est de l'Europe, a-t-il indiqué le 11 mai. Sous réserve de l'accord des autorités de la Concurrence, Roquette reprend les parts du fonds d'investissement présent dans l'actionnariat d'Amilina AB pour un montant non révélé. Amilina AB procédera à une augmentation de capital, ce qui portera la part de Roquette à un peu moins de 50 %. Le président actuel, Danas Tvarijonavicius, garde la majorité d'Amilina. Cette prise de participation se traduit par un accord de partenariat commercial et technique « qui permettra de servir plus efficacement les clients papetiers, agroalimentaires et chimistes situés dans le Nord et l'Est de l'Europe », ajoute Roquette. Il s'agit du premier investissement français dans l'industrie lituanienne, précise-t-il.

Nouvelles prestations fournies en 2010 aux salariés agricoles par Agrica



De nouvelles prestations sociales ont été fournies en 2010 aux salariés de l'agriculture par Agrica, société qui assure la retraite, la prévoyance, la santé et l'épargne de 1,4 million de cotisants et de 778 000 retraités, ont indiqué ses dirigeants. Ceux-ci s'exprimaient le 11 mai dans une conférence de presse présentant les résultats 2010. « Nous récoltons l'effet de la mise en place de l'accord national et d'une soixantaine d'accords locaux de la production agricole », a commenté Marcel Jamet, directeur général. En 2008, Agrica a en effet été désigné par les partenaires sociaux pour être l'un des organismes qui gère les garanties de prévoyance et de santé de tous les salariés de la production agricole. Par ailleurs, l'organisme a développé avec le Crédit Agricole des contrats individuels de santé ainsi que des services d'aide à la personne. Son chiffre d'affaires a progressé de 6,6 %, atteignant 456 millions d'euros l'an dernier.