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Seconde moisson, Matériel agricole, Bourgogne Franche Comté
Viticulture

Les bulles ont la cote !

Champagne, vins mousseux, prosecco italien … Les vins effervescents
représentent 7 % de la production totale de vin. La France, l’Italie et
l’Espagne comptabilisent 80 % des volumes exportés.
Par Publié par Cédric Michelin
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Mariage, baptême, anniversaire … Les occasions festives sont nombreuses pour boire du champagne, du mousseux, du crémant ou autres vins à bulles. Aujourd’hui, la production de vins effervescents est un marché dynamique, il est en hausse de 9 % par rapport à la moyenne quinquennale et représente 7 % de la production totale de vins. En tête des producteurs mondiaux, la France couvre 26 % de la production mondiale des vins effervescents soit 640 millions de bouteilles, suivent loin derrière l’Italie avec 380 millions de bouteilles et l’Allemagne, 330 millions de bouteilles. A noter que le Champagne représente 50 % des volumes de vins effervescents produits.

Qui consomme le plus de vin à bulles ? L’Allemagne. Avec 480 millions de bouteilles consommées, surtout du vin italien et des pétillants (64 % et 44 %). Si les Allemands sont bel et bien les premiers à boire des bulles, la France se place en tête du classement quant aux nombres de bouteilles consommées par habitant. En moyenne, un Français affiche une consommation de 7 bouteilles par an. C’est au moment des fêtes de fin d’année qu’il en boit le plus. Les boissons effervescentes (eau et sodas gazeux compris) connaissent un développement commercial important dans l’hexagone. Elles représentent un tiers des boissons achetées. Selon FranceAgriMer, « ces boissons, à commencer par l’eau gazeuse, connaissent un développement commercial important. Le marché des vins effervescents s’inscrit dans ce contexte. Il s’appuie sur trois grandes catégories de produits : le champagne, les vins mousseux d’appellation et les autres vins mousseux ». Quasiment 8 bouteilles sur 10 sont achetées en grande distribution. Hommes et femmes consomment à part égale du vins à bulles mais plus occasionnellement (1 à 2 fois par semaine) que leurs aînés qui en buvaient tous les jours ou presque.


Mondialisation




La consommation de vins effervescents n’est plus cantonnée à l’Europe et se développe aussi sur les autres continents. « 30 % de la production de vins effervescents traversent une frontière avant d’être consommée », note FranceAgriMer. La France, l’Italie et l’Espagne comptabilisent à eux trois, 80 % des volumes exportés. « L’Italie a gagné dix points de part de marché en faisant connaître ses vins à travers ses restaurants et pizzeria. C’est une façon de démocratiser leur vin », souligne FranceAgriMer. Malgré la montée en flèche de l’Italie, les Français conservent une part de marché très élevée en particulier grâce au champagne qui représente 92 % de la valeur des effervescents français exportés. « Les vins français sont considérés par les étrangers comme un produit réservé aux grandes occasions », explique l’Etablissement national des produits de l’agriculture et de la mer.

Côté importation, l’Allemagne est leader avec 27 % de part de marché, suivi par le Royaume-Uni (16%) et les Etats-Unis (12%). A contrario, « la France n’importe pas de vins effervescents ». Russie, Japon, Canada importent également et participent ainsi à la mondialisation des vins effervescents.


Une récolte incertaine




« A la mi-juillet, la récolte 2012 s’annonce en baisse par rapport à 2011 », annonce FranceAgriMer le 19 juillet. En cause : les conditions météorologiques instables et la maîtrise des foyers de maladies d’oïdium et de mildiou jusqu’aux vendanges. « Les pluies fréquentes rendent difficile l’accès aux vignes et limitent la durée de protection des traitements ce qui nécessite une vigilance soutenue ». Les vendanges vont cette année être plus tardives qu’en 2011 et sont annoncées pour mi-septembre mais pourront s’étaler jusqu’en octobre (Charentes-Cognac).