Opération Solidarité Paille
Les chantiers suspendus par le temps...
L'arrivée de la pluie a soulagé les esprits, même si celle-ci arrive trop tard, notamment au regard des stocks de fourrages qui n'ont pas pu être constitués ce printemps. Mais elle a stoppé net toute l'Opération Paille, les chantiers étant désormais suspendus à l'arrivée du beau temps...
Nul n'oserait décemment se plaindre de la pluie, tant la nature en avait besoin. Reste que celle-ci a stoppé net tous les chantiers de moisson et de paille, dans l'Yonne, en Seine-et-Marne, l'Oise et l'Aisne. Et même chez nous... Désormais, tous les regards se tournent pourtant vers le ciel, pour que les chantiers Paille puissent redémarrer au plus tôt.
Dans ce contexte, l'arrivée du 500e camion de l'Opération Paille - lancée dès mai dernier par les organisations agricoles de Saône-et-Loire à l'initiative de la FDSEA - confirme la dynamique enclenchée. Chaque jour, plusieurs dizaine de camions rapatrient des tonnages en Saône-et-Loire. Il n'y a qu'à circuler sur les routes du département pour s'en rendre compte. La dynamique vise à rentrer un maximum de volume dans le département, alors que les stocks fourragers des éleveurs devront être garantis en vue de l'hiver prochain. Et comme Yves Bonnot, président de la FDSEA, le rappelle, « la sécheresse ne prendra fin qu'en avril 2012, quand nous mettrons les animaux à l'herbe après l'hiver ». Et pour le monde de l'élevage, c'est bien cela la seule réalité ! Il faudra nourrir les cheptels tout l'hiver... Pour l'instant, on rentre la paille. Après, dans la plupart des cas, on regardera comment faire face aux surcoûts économiques qu'elle engendrera...
Le bon, le moins bon...
A la Cellule Paille Solidagri 71, chacun s'active. Il faut gérer la logistique, celle du pressage, celle des transports et celle des livraisons. Il faut aussi - et cela est une triste réalité - gérer les camions qui flambent, tout comme les tas de paille détruits par le feu, les tracteurs vandalisés la nuit par quelques tristes individus en mal d'occupation...
Dans ce contexte, l'aboutissement favorable des pourparlers engagés par la profession avec les sociétés d'autoroute a été agréablement accueilli. Il faut dire qu'une livraison de paille depuis l'Oise, c'est quelques 100 € de péage à l'aller et autant au retour... Soit 200 € par voyage ! La reconnaissance en calamité de cette sécheresse printanière a aussi été accueillie favorablement. Tout comme la très récente décision de la SNCF de finalement accepter de travailler à prix coûtant pour rapatrier des tonnages dans les départements gravement affectés par le manque de fourrage.
Seule ombre au tableau, la verbalisation par la gendarmerie nationale des camions qui circulaient le 14 juillet, sur des routes désertes... ! Un coup de couteau dans le dos, alors même que les promesses de possibilités de circulation avaient été faites par les plus hautes autorités de l'Etat. Il faut reconnaître que l'arrêté ministériel qui précise cette disposition est d'une totale illisibilité : il est purement et simplement incompréhensible par le commun des mortels, laissant ainsi une liberté d'interprétation que certains gendarmes ont fait valoir.
Pour les responsables de la FDSEA, Bernard Lacour, secrétaire général, et Yves Bonnot, épaulés au quotidien dans leur mission par l'équipe de la Cellule Paille, Philippe Vuillot, Franck Richard, Laurent Solas et Jean-Marc Fransioli, il faut sans cesse arrondir ici ou là les angles, débloquer telle ou telle situation, trouver une solution aux problèmes qui, chaque jour, ne manquent pas de survenir... Chaque jour, son lot de souci à résoudre. Chaque jour, des solutions à apporter pour faire en sorte que cette vaste opération de solidarité permettre à tous les éleveurs de Saône-et-Loire de surmonter ce qui est indéniablement une nouvelle et rude épreuve pour eux, leur cheptel et leur exploitation.
Dans ce contexte, l'arrivée du 500e camion de l'Opération Paille - lancée dès mai dernier par les organisations agricoles de Saône-et-Loire à l'initiative de la FDSEA - confirme la dynamique enclenchée. Chaque jour, plusieurs dizaine de camions rapatrient des tonnages en Saône-et-Loire. Il n'y a qu'à circuler sur les routes du département pour s'en rendre compte. La dynamique vise à rentrer un maximum de volume dans le département, alors que les stocks fourragers des éleveurs devront être garantis en vue de l'hiver prochain. Et comme Yves Bonnot, président de la FDSEA, le rappelle, « la sécheresse ne prendra fin qu'en avril 2012, quand nous mettrons les animaux à l'herbe après l'hiver ». Et pour le monde de l'élevage, c'est bien cela la seule réalité ! Il faudra nourrir les cheptels tout l'hiver... Pour l'instant, on rentre la paille. Après, dans la plupart des cas, on regardera comment faire face aux surcoûts économiques qu'elle engendrera...
Le bon, le moins bon...
A la Cellule Paille Solidagri 71, chacun s'active. Il faut gérer la logistique, celle du pressage, celle des transports et celle des livraisons. Il faut aussi - et cela est une triste réalité - gérer les camions qui flambent, tout comme les tas de paille détruits par le feu, les tracteurs vandalisés la nuit par quelques tristes individus en mal d'occupation...
Dans ce contexte, l'aboutissement favorable des pourparlers engagés par la profession avec les sociétés d'autoroute a été agréablement accueilli. Il faut dire qu'une livraison de paille depuis l'Oise, c'est quelques 100 € de péage à l'aller et autant au retour... Soit 200 € par voyage ! La reconnaissance en calamité de cette sécheresse printanière a aussi été accueillie favorablement. Tout comme la très récente décision de la SNCF de finalement accepter de travailler à prix coûtant pour rapatrier des tonnages dans les départements gravement affectés par le manque de fourrage.
Seule ombre au tableau, la verbalisation par la gendarmerie nationale des camions qui circulaient le 14 juillet, sur des routes désertes... ! Un coup de couteau dans le dos, alors même que les promesses de possibilités de circulation avaient été faites par les plus hautes autorités de l'Etat. Il faut reconnaître que l'arrêté ministériel qui précise cette disposition est d'une totale illisibilité : il est purement et simplement incompréhensible par le commun des mortels, laissant ainsi une liberté d'interprétation que certains gendarmes ont fait valoir.
Pour les responsables de la FDSEA, Bernard Lacour, secrétaire général, et Yves Bonnot, épaulés au quotidien dans leur mission par l'équipe de la Cellule Paille, Philippe Vuillot, Franck Richard, Laurent Solas et Jean-Marc Fransioli, il faut sans cesse arrondir ici ou là les angles, débloquer telle ou telle situation, trouver une solution aux problèmes qui, chaque jour, ne manquent pas de survenir... Chaque jour, son lot de souci à résoudre. Chaque jour, des solutions à apporter pour faire en sorte que cette vaste opération de solidarité permettre à tous les éleveurs de Saône-et-Loire de surmonter ce qui est indéniablement une nouvelle et rude épreuve pour eux, leur cheptel et leur exploitation.