Les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel
FNPL / En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation. C'est l'analyse portée par Ludovic Blin, vice-président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).
Depuis le début de l'année, la filière laitière française traverse une crise profonde, marquée par une chute brutale des prix et une volatilité accrue des marchés. Les éleveurs, déjà fragilisés par des années de pression économique, dénoncent un manque criant d’anticipation de la part des entreprises laitières. Entre surproduction, manque de compétitivité et absence de vision à long terme, la filière semble prise dans un engrenage où les producteurs deviennent, une fois de plus, la variable d’ajustement.Surproduction et prix en chute libreLes éleveurs tirent la sonnette d’alarme. « Nous avons perdu 50 à 60 euros par tonne sur le prix du lait », alerte Lionel Guy, président de la section laitière de Haute-Loire. Aujourd’hui, le prix moyen oscille autour de 470 euros la tonne, alors que les coûts de production, eux, ne cessent d’augmenter. « En juin 2025, il manquait du lait. Les industriels nous ont demandé de produire. On a répondu. Mais une vache, ce n’est pas un robinet ! » s’indigne-t-il. L’automne 2025 a vu une forte production de lait, grâce à un fourrage abondant, mais cette surproduction a déséquilibré le marché. « Les industriels peine...
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