Les Hurles Vents, un restaurant au service du dynamisme local
Territoire / Accoudé à son comptoir, le chef Franck Dubouis 56 ans, déroule l’histoire des Hurles Vents, unique restaurant de Saint‑Jeure‑d’Andaure, ce village de 104 âmes, perché entre le plateau du Vivarais‑Lignon et la vallée du Doux et qui contribue au dynamisme rural.
Juché à plus de 1 000 m d’altitude, le restaurant porte bien son nom. Battu par le vent du nord, la référence au chef-d’œuvre d’Emily Brontë ne s’arrête pas là. Le paysage alentour porte les stigmates d’un climat rude et montagnard. Mais derrière ce charme brut et austère, cette élégance sauvage, se dévoilent la chaleur et la convivialité d’un restaurant « bistronomique », comme le qualifie son intarissable gérant, Franck Dubouis, enfant du pays. « Mes parents sont tous les 2 de Saint‑Jeure », confie-t-il, utilisant un diminutif affectueux pour évoquer sa commune. Après avoir travaillé dans la restauration, « en ville du côté de Saint-Étienne et dans la vallée du Gier », l’appel aux sources se fait ressentir, même s’il devra s’armer de patience avant de pouvoir ouvrir un restaurant à son image. Car à Saint-Jeure-d’Andaure, il n’y a à l’époque, aucun restaurant. La bâtisse en pierres sèches est alors un bar-tabac-épicerie, qui dépanne les habitants de la commune. Mais pressé de revenir en son pays, Franck Dubouis s’associe pendant deux ans, en ouvrant un restaurant dans la commune voisine de Labatie-d’Andaure. Puis, enfin, l’épicerie est en vente. Le chef...
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