Les JA veulent toute leur place
Les Jeunes agriculteurs (JA) ont présenté le 10 décembre à la presse un document programmatique de douze pages appelant les candidats aux élections municipales à s’appuyer sur eux pour « construire des communes vivantes et attractives ».
Planifier un avenir agricole, redonner leur place aux agriculteurs et faire de l’agriculture un levier économique : tels sont les trois axes que les JA souhaitent voir inscrits dans les programmes municipaux. « Il faut miser sur les jeunes agriculteurs », plaide leur président, Pierrick Horel, rappelant les défis de la profession : renouvellement des générations, changement climatique, pression foncière, attentes sociétales. Pour lui, « la participation active des jeunes agriculteurs à la vie locale n’a jamais été aussi essentielle ». En novembre, lors du Salon des maires, il avait déjà appelé, avec le président de l’Association des maires de France, David Lisnard, « la nouvelle génération à prendre le relais ». Environ 6.000 maires exercent encore une activité agricole.
Le document se veut à la fois pragmatique et applicable au niveau communal. « Nous avons veillé à formuler chaque proposition de manière claire, contextualisée et applicable », souligne Julien Rouger, vice-président JA.
Sur l’installation, cheval de bataille du syndicat, les JA demandent un soutien direct aux candidats, l’accompagnement des transmissions, le développement de « pépinières agricoles » ou d’espaces-tests, ainsi que la facilitation de l’accès au logement. Ils appellent aussi à des plans communaux ou intercommunaux d’adaptation au changement climatique, à une gestion durable de l’eau et au soutien des projets agricoles innovants.
Pour redonner leur place aux agriculteurs, ils proposent des temps forts agricoles communaux, des concertations régulières sur les projets impactant l’agriculture (PLU, eau, mobilités) et des médiations en cas de conflits d’usage. Ils évoquent également des sièges de conseillers municipaux « réservés » aux jeunes agriculteurs et la création d’une compétence « jeunesse rurale » à l’échelle intercommunale. Mobilité, accès aux soins, bien-vivre et développement numérique figurent aussi parmi leurs attentes.
Enfin, sur le volet économique, les JA demandent l’intégration de l’enjeu agricole dans les PLU(i), l’activation prioritaire du droit de préemption pour l’installation, ainsi que le renforcement des Projets alimentaires territoriaux et des circuits courts. « Rien ne doit être entrepris sans mettre les agriculteurs autour de la table », résume Julien Rouger.
Le document complet est disponible sur le site des JA :www.jeunes-agriculteurs.fr/municipales-2026-jeunes-agriculteurs-devoile-ses-propositions-pour-des-territoires-ruraux-dynamiques-et-resilients/