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Écoles rurales

Les maires ruraux de Saône-et-Loire refusent une « vision dépassée » de leur avenir

L'Association des maires ruraux de Saône-et-Loire (AMR 71) monte au créneau pour défendre l'avenir des écoles rurales. Dans un communiqué diffusé le 25 juin, l'organisation dénonce une réflexion engagée par l'Éducation nationale qu'elle juge orientée vers une réduction du nombre d'établissements scolaires dans les territoires ruraux.

Par C.M.
Les maires ruraux de Saône-et-Loire refusent une « vision dépassée » de leur avenir

À l'occasion d'une récente tournée menée dans les cinq circonscriptions du département, la directrice académique a présenté aux élus locaux les perspectives d'évolution démographique scolaire et la nécessité, selon elle, de « repenser l'école ». Un questionnaire a également été adressé aux maires afin de les associer à cette réflexion. Pour l'AMR 71, cette démarche semble toutefois s'inscrire d'emblée dans une logique de réduction du nombre d'écoles.

Si l'association reconnaît sans réserve la baisse attendue des effectifs scolaires dans les années à venir, elle refuse que cette évolution démographique conduise à considérer les petites écoles rurales comme un modèle dépassé. « Nous refusons cette approche », affirme clairement l'organisation dans son communiqué.

Pour les maires ruraux, les écoles de proximité, qu'elles soient autonomes ou organisées en regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI), constituent au contraire un atout majeur pour les territoires. L'AMR 71 met en avant un modèle éducatif à taille humaine, favorisant la proximité entre enseignants, élèves et familles, et créant selon elle les conditions de l'écoute, de la confiance et de la réussite scolaire.

L'association rappelle également l'engagement quotidien des communes rurales en faveur de leurs écoles. Entretien des bâtiments, investissements dans les équipements, organisation des services périscolaires : les municipalités consacrent des moyens humains et financiers importants au maintien d'une offre éducative de qualité. Une mobilisation qui, selon les élus ruraux, mérite d'être reconnue plutôt que remise en question.

Alors que 350 communes de Saône-et-Loire disposent encore d'une école, l'AMR 71 interpelle directement sur les conséquences des restructurations envisagées : « Combien veut-on en supprimer ? », questionne-t-elle.

Pour son président, Jean-François Farenc, et le bureau de l'association, l'école rurale ne constitue pas un problème à résoudre mais bien « une richesse à préserver ». Ils défendent une vision de l'avenir de l'école construite avec les territoires ruraux, en s'appuyant sur leurs spécificités et leurs capacités d'innovation.

C.M.

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