Les pratiques devront s’adapter…
2025 aura été une année climatique assez typique de ce qui pourrait attendre les éleveurs dans le futur. L’herbe ne pousse pas moins, mais elle pousse différemment dans le temps. Conséquence, il faut pouvoir faire face à des pénuries estivales soudaines, mais aussi savoir valoriser une production automnale plus tardive…
« L’année 2025 aura finalement été une bonne année fourragère dans l’ensemble », résume Marion Peña, conseillère à la chambre d’agriculture de Saône-et-Loire. Certes, il y a bien eu une période de sécheresse en été. Mais si l’épisode a été intense, il a été de courte durée et les éleveurs disposaient d’importants stocks de 2024, confie la technicienne qui évoque aussi l’embellie des prix des animaux qui a rendu cette sécheresse plus supportable.En termes de pluviométrie, en 2025 la Saône-et-Loire n’a reçu qu’un millimètre de moins que la moyenne 1980-2024 qui était de 895 mm. La quantité d’eau est donc sensiblement la même, mais sa répartition est « décalée ». Outre la sécheresse de juillet-août, un déficit de pluviométrie a été enregistré en février-mars alors que le reste de l’année était dans la moyenne.Températures supérieures à la moyenne 10 mois sur 12Les données sont plus préoccupantes concernant les températures, souligne Marion Peña. 2025 est plus chaude de 1,1°C par rapport à la moyenne 1980-2024, indique la technicienne qui ajoute que tous les mois de l’année étaient supérieurs à la moyenne, excepté septembre et octobre. Et cert...
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