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Agrioccasions, les occasions agricoles

Loup : « l’action de trop »

Prédation / La réintroduction d’une louve dans l’arc alpin ravive la colère des éleveurs. Dans des territoires déjà confrontés à une forte prédation, la profession dénonce une décision incompréhensible et une pression devenue insoutenable.

Par M.-C. S.-B.
Loup : « l’action de trop »
©christels - Pexels
En 2025, en France, 1 961 élevages ont subi une ou plusieurs attaques de loup.

La décision de relâcher une louve capturée en Seine-Maritime dans l’arc alpin a agi comme un électrochoc dans les campagnes. Pour les FRSEA et Jeunes agriculteurs (JA) d’Auvergne-Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte d’Azur, il s’agit ni plus ni moins d’une « provocation » supplémentaire, dans un contexte où la prédation pèse déjà lourdement sur les élevages. Sur le terrain : l’exaspération est à son comble. « Cela fait trente ans qu’on le subit », rappelle Frédéric Gontard, éleveur ovin dans la Drôme et président de la section ovine de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes. Pour lui, comme pour beaucoup d’éleveurs, cette réintroduction apparaît incompréhensible : « on a déjà assez de loups à gérer sur le territoire ». Le sentiment dominant est celui d’un ras-le-bol profond face à une accumulation de décisions vécues comme déconnectées des réalités du terrain.« L’arc alpin n’est pas une réserve à loups »C’est précisément ce que dénoncent les organisations professionnelles. « Aucun critère ne désigne l’espace alpin comme zone appropriée », martèlent la FRSEA et JA Provence-Alpes-Côte d’Azur suivis par le réseau syndical régional, poin...

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