G20 agricole
Luc Guyau plaide pour un accord contraignant
A la veille du G20 agricole, Luc Guyau, président indépendant du Conseil de la FAO et cofondateur de l’Association TerrEthique, souhaite que les engagements que pourraient prendre les ministres de l’Agriculture « soient consignés dans un accord, au sens juridique du terme » indique t-il dans un point de vue parue dans le quotidien "La Tribune" du 3 juin dernier. Objectif que les recommandations qui pourraient être prises en matière de régulation des marchés agricoles ne soient pas sans suite et qu’elles aient un caractère contraignant pour les Etats.
Et de citer le consensus qui pourrait être acquis sur la transparence des marchés : « la normalisation des méthodes statistiques, les niveaux de production et de consommation, le suivi des prix et des stocks, les volumes des transactions pourraient y figurer » indique-t-il. « Un tel accord pourrait également concerner l’amélioration des dispositifs statistiques, la labellisation de ces systèmes selon un cadre normalisé, et la mise en place d’un système d’alerte précoce unique, agrégeant les dispositifs existants » poursuit-il. Ainsi que la mise en place d’un centre international de gestion des crises. Avant de conclure : « consignons le consensus sous une forme juridique qui sera la référence commune et un instrument majeur de la lutte contre la faim ».
Le moment est propice à une telle avancée, estime-t-il. De nombreux décideurs internationaux, y compris Hillary Clinton aux Etats-Unis sont convaincus qu’il « faut agir vite et de manière durable ».
Le moment est propice à une telle avancée, estime-t-il. De nombreux décideurs internationaux, y compris Hillary Clinton aux Etats-Unis sont convaincus qu’il « faut agir vite et de manière durable ».