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Seconde moisson, Matériel agricole, Bourgogne Franche Comté

Maïs : raisonner l’azote pour sécuriser sa marge

Fertilisation / Compte tenu du contexte géopolitique et de la volatilité des prix, encore plus que les années précédentes, chaque unité d’azote doit être pensée comme un investissement. L’objectif doit être d’optimiser la marge par hectare plus que d’atteindre le rendement maximal.

Par Ophélie Boulanger, ingénieure Arvalis Rhône-Alpes
Maïs : raisonner l’azote pour sécuriser sa marge
Arvalis

Une toute récente étude incluant l’analyse de 164 essais (1991-2024), comportant des courbes de réponse à l’azote pour le maïs grain, a permis à Arvalis-Institut du végétal de constituer une matrice illustrant les variations d’écart de dose d’azote à apporter entre une parcelle conduite à l’optimum technique (où l’on vise à maximiser le rendement) et une parcelle conduite à l’optimum technico-économique (où l’on vise à maximiser la marge brute), en fonction du prix de l’azote et de celui du maïs. Dans la majorité des situations, lorsque l’azote a été acheté à l’automne dernier avant les fortes augmentations de prix, l’ajustement de dose est très faible, voire nul.Une fertilisation légèrement ajustée ne pénalise généralement pas les rendements, mais conduit à des améliorations de la marge relativement limitées, de l’ordre de 20 à 30 €/ha en moyenne dans le contexte de prix actuel. Si des baisses plus importantes de la dose d’azote peuvent souvent être gagnantes, dans un certain nombre de situations, les pertes de rendement consécutives sont trop importantes et pénalisent fortement la marge. Au-delà des ajustements de doses en réponse aux variations de prix d’achat des i...

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