Accès au contenu
Lycée viticole de Davayé

"Media training" réussi !

Travaillant sur différents projets comptant pour leurs BTS –technico-commercial ou viti-œno–, une trentaine d’élèves du Lycée
viticole de Davayé ont présenté à la presse écrite locale leurs projets
de communication et de vente. Au delà du simple exercice formateur et de
la notation scolaire, ce "training média" –en condition "quasi" réelle– fut aussi un bon moyen pour comprendre comment leur message peut-être
relayé (et parfois déformé) par ses médias de masse.
Par Publié par Cédric Michelin
126056--Lycee_Davaye_conf_press_2.JPG
Les journalistes n’aiment généralement pas les conférences de presse sur des sujets promotionnels. Un reste certainement de leur "déontologie" datant de la charte de Munich (1918) visant à protéger les journalistes –et leurs lectorats– « des manœuvres de propagande, de promotion et de désinformation ». L’exercice s'annonçait donc périlleux lundi 21 janvier à Davayé pour les élèves de BTS devant faire la promotion de leurs projets. En effet, cet exercice de communication "non maîtrisée" laisse la possibilité aux bureaux des rédactions de changer d’angle rédactionnel et de les diriger vers leurs services publicitaires, où ils devront négocier.
Devant des correspondants locaux, des journalistes et des rédacteurs en chef, seule la revue de presse finale –que devront faire les élèves– dira si les messages sont bien passés dans les différents médias présents. Radio et télévision n’étaient pas là mais la presse écrite locale avait fait le déplacement avec les éditions papier de La Voix de l’Ain, Le Patriote, Le JSL, L’Exploitant Agricole de Saône-et-Loire et le "pure-player", infos-macon.com.
Pour maîtriser au mieux leurs communications, les élèves avaient prévu des présentations orales accompagnées par des visuels diffusés sur vidéoprojecteur. Affiches, flyers, invitations, communiqués de presse étaient également remis. Mailing et réseaux sociaux complétaient l’arsenal.

Salon des anciens de Davayé



« Par ordre chronologique des événements » soufflait Nicolas Chaffurin, leur professeur de Marketing, les élèves s’élançaient. Les premiers en oubliaient de se présenter. Les journalistes –souvent sollicités– les recontacteront-ils ? Heureusement, leur annonce était plus claire. Samedi 2 et dimanche 3 mars, ils souhaitent « rassembler des viticulteurs issus de différentes promotions du lycée et de différentes régions » afin qu’ils puissent « renouer des contacts » pour certains d’entre eux. Après le salon qui devrait accueillir 15 à 25 exposants, un repas sera donné au café de la Gare à Charnay-les-Mâcon. Ils espèrent voir s’inscrire 80 personnes ([email protected]). Comptant sur Le Patriote pour relayer cet appel, les élèves sont « sans réponse des viticulteurs du Beaujolais » pour l'heure. Les élèves continuent leurs recherches.

Vins & Haute Couture



Après ce premier groupe entièrement masculin, le deuxième groupe était féminin. Et fière de l’être ! En effet, Pauline, Déborah, Emeline et Lucie ont choisi d’organiser une soirée "Vins & Haute couture" exclusivement réservée aux femmes. « Le jeudi, ce sont les sorties entre amies », note Lucie. Et cette sortie promet d’être magnifique puisque l’écrin choisi –pour l’exposition des tenues réalisée par la styliste lyonnaise Olivia Klem– n’est autre que le Château de Chasselas. Les réservations (25 €) pour le jeudi 7 mars sont recommandées ([email protected]). La sommelière Géraldine Carret, du bar ELLEixir à Limonest (69), viendra commenter la dégustation de cinq vins « associés » aux créations de Haute Couture qui « font rêver » la gente féminine, selon Déborah. Pauline et Emeline présentaient quant à elles, les vins « sélectionnés » (Chablis, Chorey-les-Beaune, Fleurie), tout en avouant encore rechercher le champagne et le liquoreux pour le dessert. Le projet semble bien avancé avec déjà des invitations cartonnées. L’affiche est même déjà visible sur Facebook.

Irish coffee



Les BTS (TC) ne semblent pas seulement apprécier le monde du vin. Pour preuve, Nicolas, Maxime, Etienne, Cécile et Léo organisent une soirée "Accord Café, Chocolat et Whisky" le 14 mars à Davayé, dès 20 h 30. Ce salon laissera un temps pour déguster et « prendre du plaisir » avec cinq variétés de café, cinq chocolats et cinq whisky. Pour ces derniers, les élèves ont décidé de travailler avec la Maison du Whisky « qui reprend les invendus » permettant plus de « sécurité » financière sur l’opération menée. Des « découvertes » aromatiques en vue pour quelques privilégiés puisque les places sont limitées. Les inscriptions (café[email protected]) sont à « un prix compétitif » (20 €), vendait Maxime.
Ces opérations serviront à financer en partie leur voyage d'étude à Prowine en Allemagne.
Désormais, les élèves doivent poursuivre l'organisation de leurs événements en n'omettant surtout pas de relancer les journalistes à l'approche des dates fatidiques, tout en accentuant le marketing direct et relationnel (prescripteurs...). La contre valeur publicitaire n'en serait que plus grande...


Associer mets locaux et vins étrangers



Les journalistes locaux ne sont généralement pas "agressifs". Ils cherchent à servir et relayer au mieux. Heureusement. Car des contradictions peuvent parfois apparaître dans certains messages. L’Interprofession (BIVB) n’a d’ailleurs toujours pas solutionné son positionnement sur le développement durable et la réalité de son commerce, constitué à moitié de vins exportés. Justine, Blandine, Lisa et François n’ont pas eu à répondre à ce dilemme. Leur projet "Vins d’ailleurs, Produits d’ici" associe des produits gastronomiques « de nos terroirs » avec des vins étrangers issus de l’agriculture biologique ou raisonnée. « Leurs qualités sont reconnues » et constituent « un courant commercial fort », remarquent-ils. L’œnologue du Cellier de l’Abbaye à Cluny –qui les a aussi conseillés– viendra commenter la dégustation des cinq vins –venant du Liban, d’Hongrie, d’Italie et peut-être du Maroc– qui aura lieu le 15 mars (19 h 30 ; 25 €). Un diner est également au menu de cet événement, fait à base de produits locaux venant de leur sponsor, le distributeur Satoriz. Les réservations (25 €) et informations se font à l’adresse mail, simple à écrire, [email protected].





Les coqs noirs débarquent à Cluny



"Voyage autour du vin Toscan" : la présence de Giulio, originaire de Florence, n’est sans doute pas étrangère à ce thème proposant la découverte des terroirs de cette région de l’Italie. Au restaurant le Forum à Cluny (30 €), la dégustation et le repas –dont une pizza aux truffes– permettront aux Bourguignons de se « sentir comme en Italie ». L’occasion aussi pour ses compagnons Alexandre, Emmanuelle et Laure de vous accompagner face aux Super Toscan, ces vins rouges sans appellation d’origine. Mais aussi dans la hiérarchie des DOCG toscanes –dont l’emblème est le coq noir–, ces vins « assemblés » à la réputation mondiale avec la plus célèbre appellation d’entre toutes : le chianti. Les emblématiques Gallo Nero -coqs noirs- débarquent donc au cœur de la Gaulle le 19 mars.





Se faire surprendre par du chardonnay ?



Plus d’un producteur et amateur des Grands vins de Bourgogne sera piqué par le thème de l’événement qui se tiendra le 28 mars à Davayé (19 h ; 15 €). « Et si on arrivait à vous surprendre avec le chardonnay ? », espèrent Virginie, Arthur et Oriane. Les vins de Champagne, Puligny-Montrachet et Jura ou encore d’Australie, du Chili, d’Italie et de Californie pourraient bien en effet surprendre les 45 personnes attendues pour cette dégustation suivie d’un cocktail.





Sur les traces de la Fée verte



L’alcool qui rend fou. Voici la sulfureuse réputation que traine encore l’absinthe. « Faux » répondaient en cœur Laurène, Théo, Emile et Alice. L’absinthe a fait son retour légal en France depuis deux ans, après une longue période de prohibition. « Mal connue » chez nous, les élèves sont allés jusqu’en Suisse et à Pontarlier pour visiter des distilleries. Ils ont choisi d’organiser un événement sur la Fée verte, son surnom, le 4 avril (début 15 h ; entrée 3 €). Un « hommage » supplémentaire après ceux de nombre d’artistes en leurs temps comme Verlaine ou Baudelaire. Avec des tissus, des sons de ruissellement et des visuels projetés, la salle Jules Chauvet se drapera d’une « ambiance » vaporeuse comme le « velouté vert (anéthol) » qui se constitue au dessus lorsque l’eau est versée dans le verre. Cet apéritif à base de plante peut grimper à des taux d’alcool de 72°, 68° couramment et 54° pour les absinthes blancs.



Images