Mensonges ou vérités ?
Les vins de Bourgogne ont déjà montré qu’ils savaient épouser des usages, et l’histoire du dernier siècle le démontre : du vin-aliment quotidien du début du XXe siècle au vin-plaisir des moments choisis d’aujourd’hui, les modes de consommation n’ont cessé d’évoluer. De nouveaux grands basculements (déconsommation, désalcoolisation…) ont été au cœur des débats de Vinosphère.
Dans la filière, le constat est largement partagé : les blancs et les crémants ont profité de la montée des moments festifs, quand les rouges se retrouvent plus souvent pénalisés par l’érosion du “vin à table”. À Vinosphère, le 29 janvier, le Comité des vins de Bourgogne a mis des mots et des études sur cette bascule : les consommateurs n’abandonnent pas le vin, ils changent la façon de l’approcher, sous l’influence de la santé, des réseaux sociaux, des nouveaux formats… et déjà des intelligences artificielles (IA).Dans une table ronde passionnante, “Vins de Bourgogne et consommateurs, un dialogue renouvelé à horizon 2050 ?”, Gaspard Jaboulay, de l’Institut de sondage Ifop, Alexia Mercorelli (Protourisme) et Anne-Cécile Guillemot (Dynvibe) ont dessiné un paysage complexe pour les vignerons : un marché archipélisé, des repères culturels en recul, et une bataille décisive sur l’accès au produit, plus que sur le produit lui-même.Dilemme : innover sans désacraliserGaspard Jaboulay a posé le décor par un paradoxe qui colle à la peau du vin. D’un côté, « un pôle hyper-innovation », visible dans les rayons boissons où les repères se brouillent. De l’aut...
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