Abattage rituel
Mettre un terme à la polémique
Pour mettre un terme à la polémique politicienne autour de l’abattage rituel, désastreuse pour la filière, Interbev a réitéré sa volonté de transparence et annonce avoir engagé une réflexion concernant la mise en place éventuelle d’un étiquetage du mode d’abattage. Après avoir d’ores et déjà demandé la mise en application anticipée du décret du 28/12/2011 venant renforcer le cadre de l’abattage rituel, la filière viande française appelle une fois de plus à ce que soient respectés son travail et son sérieux.
L’Interprofession entend également rétablir la vérité sur les chiffres relatifs aux volumes abattus rituellement en France et confirme que l’abattage rituel en France représente 14 % des abattages totaux. Et Dominique Langlois, président d’Interbev, de demander « solennellement que cesse la prise en otage de la filière viande par le politique au risque de causer de graves préjudices à un secteur d’activité en voie de redressement et en particulier pour les 250.000 producteurs qui le composent ».
Réflexion autour de l’étiquetage du mode d’abattage
Interbev annonce avoir engagé une réflexion concernant la mise en place éventuelle d’un étiquetage du mode d’abattage, qui sera prochainement menée en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, soit l’interprofession Bétail et Viandes et les représentants des pouvoirs publics, des associations de protection animale, des associations de consommateurs, ainsi que les représentants de l’ensemble des cultes.
Cette réflexion s’inscrit dans la continuité de la décision d’Interbev, le 22 février dernier, d’anticiper la mise en application du décret du 28 décembre 2011 fixant les mesures qui encadrent de manière stricte l’adéquation entre l’abattage rituel des animaux et les commandes commerciales le justifiant.
L’étiquetage du mode d’abattage n’est actuellement soumis à aucune réglementation. La France n’ayant pas le pouvoir de décider seule des conditions d’étiquetage, l’accord des services de l’Union européenne est donc indispensable.
Dominique Langlois précise : « Pour le consommateur, cet étiquetage ne sera en aucun cas exhaustif sur le mode d’abattage dans la mesure où les viandes importées hors de l’Union européenne pourront être issues d’abattage rituel et resteront non étiquetées comme telles, générant ainsi une distorsion de concurrence. Ce nouveau dispositif constituera ainsi un handicap à la compétitivité de la filière viande française. »
Point sur les chiffres relatifs à l’abattage rituel en France
Interbev réfute catégoriquement les informations sur l’abattage rituel en France issues d’un rapport du Conseil Général de l’Alimentation de l’Agriculture et des Espaces Ruraux, reprises hier par le site Lepoint.fr. En effet, ces chiffres relatifs à l’abattage en France ne sont pas représentatifs puisqu’ils ne portent que sur 15 abattoirs ayant été sélectionnés pour leur activité rituelle, sur les 155 pratiquant ce type d’abattage.
Données abattage rituel en France en 2010 dans les abattoirs de ruminants
Voir tableau en pièce jointe
Il y a donc 64.000 Tonnes équivalent carcasse potentiellement commercialisées dans un circuit non rituel, en France ou ailleurs, soit moins de 3,5% de la consommation française de viandes bovine et ovine.
Anticipation de la mise en application du décret du 28 décembre 2011
A l’initiative de Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, Interbev a engagé depuis début 2011 un travail en profondeur sur l’abattage rituel en France, en concertation avec les cultes, les associations de protection animale, le ministère de l’Agriculture et le ministère de l’Intérieur, sous l’autorité du Premier Ministre.
Ces travaux ont abouti à la publication du décret du 28 décembre 2011 qui renforce les obligations réglementaires pour les abattoirs effectuant des opérations d’abattage rituel :
- Renforcement des contrôles du bien-être animal et obligation de formation des sacrificateurs ;
- Obligation pour les abatteurs pratiquant l’abattage rituel de disposer d’une autorisation préfectorale pour appliquer la dérogation ;
- Obligation de mettre en place un système d'enregistrement permettant de vérifier que l’usage de la dérogation autorisant l'abattage rituel correspond aux commandes commerciales le justifiant.
Afin de valoriser cet effort de transparence initié il y a plus d’un an, Interbev a annoncé le 22 février 2012, avec l’accord de M. Bruno Le Maire, sa décision d’anticiper la mise en application du décret du 28 décembre 2011. Initialement prévues pour entrer en vigueur au 01/07/2012, les mesures qui encadrent de manière stricte l’adéquation entre l’abattage rituel des animaux et les commandes commerciales le justifiant, s’appliquent dès à présent.
Contrôles stricts opérés par les services vétérinaires dans les abattoirs
L’interprofession Bétail et Viandes rappelle que l’activité de l’abattage rituel est soumise en permanence au contrôle des services vétérinaires de l’Etat.
Qu’il s’agisse d’abattage conventionnel ou rituel, les mêmes mesures de maîtrise sanitaire sont mises en œuvre à tous les stades de la filière par les professionnels, encadrées par « le paquet hygiène » (réglementation européenne particulièrement stricte en matière d’hygiène des aliments) et contrôlées par les services vétérinaires.
Ces mesures font l’objet d’inspections sanitaires : ante-mortem, post-mortem, surveillance continue des opérations d’abattage et de préparation des carcasses, contrôle des bonnes pratiques mises en œuvre par les professionnels et des résultats des examens bactériologiques sur carcasse.
Des inspections et des contrôles du bien-être animal sont également effectués à l’abattoir selon les grilles de contrôle de la DGAL.
Interbev annonce avoir engagé une réflexion concernant la mise en place éventuelle d’un étiquetage du mode d’abattage, qui sera prochainement menée en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, soit l’interprofession Bétail et Viandes et les représentants des pouvoirs publics, des associations de protection animale, des associations de consommateurs, ainsi que les représentants de l’ensemble des cultes.
Cette réflexion s’inscrit dans la continuité de la décision d’Interbev, le 22 février dernier, d’anticiper la mise en application du décret du 28 décembre 2011 fixant les mesures qui encadrent de manière stricte l’adéquation entre l’abattage rituel des animaux et les commandes commerciales le justifiant.
L’étiquetage du mode d’abattage n’est actuellement soumis à aucune réglementation. La France n’ayant pas le pouvoir de décider seule des conditions d’étiquetage, l’accord des services de l’Union européenne est donc indispensable.
Dominique Langlois précise : « Pour le consommateur, cet étiquetage ne sera en aucun cas exhaustif sur le mode d’abattage dans la mesure où les viandes importées hors de l’Union européenne pourront être issues d’abattage rituel et resteront non étiquetées comme telles, générant ainsi une distorsion de concurrence. Ce nouveau dispositif constituera ainsi un handicap à la compétitivité de la filière viande française. »
Point sur les chiffres relatifs à l’abattage rituel en France
Interbev réfute catégoriquement les informations sur l’abattage rituel en France issues d’un rapport du Conseil Général de l’Alimentation de l’Agriculture et des Espaces Ruraux, reprises hier par le site Lepoint.fr. En effet, ces chiffres relatifs à l’abattage en France ne sont pas représentatifs puisqu’ils ne portent que sur 15 abattoirs ayant été sélectionnés pour leur activité rituelle, sur les 155 pratiquant ce type d’abattage.
Données abattage rituel en France en 2010 dans les abattoirs de ruminants
Voir tableau en pièce jointe
Il y a donc 64.000 Tonnes équivalent carcasse potentiellement commercialisées dans un circuit non rituel, en France ou ailleurs, soit moins de 3,5% de la consommation française de viandes bovine et ovine.
Anticipation de la mise en application du décret du 28 décembre 2011
A l’initiative de Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, Interbev a engagé depuis début 2011 un travail en profondeur sur l’abattage rituel en France, en concertation avec les cultes, les associations de protection animale, le ministère de l’Agriculture et le ministère de l’Intérieur, sous l’autorité du Premier Ministre.
Ces travaux ont abouti à la publication du décret du 28 décembre 2011 qui renforce les obligations réglementaires pour les abattoirs effectuant des opérations d’abattage rituel :
- Renforcement des contrôles du bien-être animal et obligation de formation des sacrificateurs ;
- Obligation pour les abatteurs pratiquant l’abattage rituel de disposer d’une autorisation préfectorale pour appliquer la dérogation ;
- Obligation de mettre en place un système d'enregistrement permettant de vérifier que l’usage de la dérogation autorisant l'abattage rituel correspond aux commandes commerciales le justifiant.
Afin de valoriser cet effort de transparence initié il y a plus d’un an, Interbev a annoncé le 22 février 2012, avec l’accord de M. Bruno Le Maire, sa décision d’anticiper la mise en application du décret du 28 décembre 2011. Initialement prévues pour entrer en vigueur au 01/07/2012, les mesures qui encadrent de manière stricte l’adéquation entre l’abattage rituel des animaux et les commandes commerciales le justifiant, s’appliquent dès à présent.
Contrôles stricts opérés par les services vétérinaires dans les abattoirs
L’interprofession Bétail et Viandes rappelle que l’activité de l’abattage rituel est soumise en permanence au contrôle des services vétérinaires de l’Etat.
Qu’il s’agisse d’abattage conventionnel ou rituel, les mêmes mesures de maîtrise sanitaire sont mises en œuvre à tous les stades de la filière par les professionnels, encadrées par « le paquet hygiène » (réglementation européenne particulièrement stricte en matière d’hygiène des aliments) et contrôlées par les services vétérinaires.
Ces mesures font l’objet d’inspections sanitaires : ante-mortem, post-mortem, surveillance continue des opérations d’abattage et de préparation des carcasses, contrôle des bonnes pratiques mises en œuvre par les professionnels et des résultats des examens bactériologiques sur carcasse.
Des inspections et des contrôles du bien-être animal sont également effectués à l’abattoir selon les grilles de contrôle de la DGAL.