Elevages laitiers
Mise à l'herbe dans 5 à 6 semaines !
Il est temps de préparer sa saison de pâturage. Une saison de pâturage réussie concourt à maîtriser le coût alimentaire de son troupeau. Voici quelques rappels pour vous donner des chances de réussir.
Découper au mieux les parcelles
En production laitière, pour atteindre les objectifs de qualité alimentaire de l'herbe, le pâturage tournant demeure la meilleure technique. Cela implique de découper les parcelles accessibles en paddocks de petites tailles (le plus carré possible) permettant un chargement instantané de 30 à 35 vaches/ha (1,7 à 2 ha pour 60 VL). Dans l'idéal, 7 à 9 parcelles avec un temps moyen de séjours de trois jours permettent une bonne maîtrise des hauteurs d'herbe et d'ensiler ou d'enrubanner certaines d'entre elles pour récolter les excédents au mois de mai. En dessous de quatre parcelles, la fauche d'excédents n'est pas envisageable et la production par hectare pâturé sera moins bonne (quantité et qualité). L'accès à l'eau et les chemins de circulation peuvent nécessiter quelques investissements qui seront garants de la réussite de votre conduite de pâturage.
30 u d'azote début mars
Avant le départ en végétation (200 °C jour base 0 à partir du 1er janvier), une trentaine d'unités d'azote minérale permet de subvenir aux besoins de la prairie pour son démarrage. Cet apport conditionnera la production de toute l'année, notamment en favorisant le tallage des graminées. Dans la pratique cela peut être fait en même temps que le premier apport sur céréales à paille.
Mise à l'herbe dès que les conditions de portance le permettent
En mars, une période de déprimage sera toujours bénéfique pour la saison de pâturage à venir et permettra de réaliser une transition alimentaire avant l’explosion de la pousse. Même s’il vous semble qu’il n’y a “rien” dans la parcelle, il faut lâcher dès que possible. Les quantités d'herbe ingérées étant faibles, il n'y a pas de risques à garder le troupeau en bâtiment pendant quelques jours pour passer une période pluvieuse. Au fur et à mesure que la part d'herbe pâturée augmente, pensez à baisser le concentré azoté dans la ration.
Laurent Lefèvre