Sécheresse
Mobilisation tous azimuts
La FNSEA en appelle à la mobilisation de tous les acteurs impliqués, alors que la sécheresse frappe gravement l'agriculture de notre pays. Détails.
Organisations professionnelles, MSA, banques, l’Etat, l’Europe sont appelés à se mobiliser pour venir en aides aux agriculteurs, et notamment les éleveurs, qui sont les plus durement frappés. Faute de fourrage, certains d’entre eux sont contraints de se séparer prématurément de leurs animaux, le coût des aliments de remplacement devenant exorbitant et les sorties sur les marchés en vif ayant d’ores et déjà multiplié par deux ou par trois, selon la FNSEA qui en appelle à la nécessaire solidarité de tous les acteurs, alors que, pour les producteurs de céréales à paille, Arvalis annonce d’ores et déjà des baisses de rendements de 20 à 25 %.
Bref, la situation est extrêmement critique. Et au déficit pluviométrique s’ajoutent des températures anormalement élevées, ce qui rappelle à certains égards l’année 1949, tristement célèbre dans les annales. En outre, le sinistre frappe la quasi totalité du territoire.
Solidarité professionnelle
Première action visée par la FNSEA pour venir en aide aux éleveurs, la solidarité professionnelle. Il est demandé aux céréaliers de ne pas broyer les pailles pour les tenir à la disposition des éleveurs. D’ores et déjà, sous l’égide des FDSEA et des JA, plus d’une trentaine de départements ont engagé des démarches de contractualisation. Avec un prix conseillé correspondant à la valeur agronomique des pailles, compris entre 20 et 25 €/tonne en andain. Mais pas question de réglementer et d’interdire le broyage des pailles, comme l’envisageait le ministre de l’Agriculture. « La démarche serait contreproductive », estime le président de la FNSEA.
Contrats sur l’aliment du bétail
Au-delà des fourrages grossiers, la FNSEA propose de mettre à la disposition des éleveurs des aliments du bétail à des prix raisonnables, « en tout cas non spéculatifs », notamment les tourteaux, drêches et pulpes. Six millions de tonnes de coproduits pourraient être ainsi mobilisées pourvu que les parties prenantes, coopératives, industriels, fabricants d’aliments du bétail s’en donnent la peine.
Dans ce contexte, les pouvoirs publics doivent faire preuve de compréhension sur le pâturage ou le fauchage des bandes enherbées et des jachères. Il leur est demandé également un assouplissement du cahier des charges des productions sous signe de qualité (AOC) et de l’agriculture biologique. Les agriculteurs concernés devraient pouvoir s’approvisionner en aliments du bétail au-delà du périmètre imposé. L’Etat doit également veiller à verser immédiatement toutes les aides en attente depuis plusieurs mois, comme celles relèvant des dispositifs environnementaux (MAE) pour ne pas aggraver les difficultés de trésorerie. Et de ne pas en rajouter davantage en matière d’endettement, notamment aux exploitations qui ont bénéficié du plan Sarkozy de 2009.
La SNCF sollicitée
A ce stade la FNSEA attend également des pouvoirs publics qu’ils jouent un rôle de facilitateur auprès des différentes instances. Auprès de la SNCF, par exemple, pour le transport des fourrages. la FNSEA a demandé un rendez-vous à son patron, Guillaume Pepy, pour examiner dans quelle mesure la compagnie nationale pourrait apporter son concours au transport des fourrages.
Auprès des banques également qui sont appelées à la rescousse, comme la MSA l’a déjà fait sur le report du deuxième versement des cotisations sociales. Après l’annonce d’un déblocage anticipé d’un acompte à la prime à la vache allaitante le 16 octobre, la FNSEA souhaiterait que les banques prennent le relais en accordant des avances de trésorerie aux éleveurs à taux zéro, en attendant le versement. A la fois pour leur permettre d’acheter des aliments pour leurs animaux et d’éviter la décapitalisation de leur cheptel.
Précisément sur ce chapitre là, Bruxelles a rôle à jouer pour éviter l’effondrement des marchés. Soit en déclenchant une opération exceptionnelle d’intervention publique, soit en accordant des restitutions pour dégager les marchés à l’exportation. Soit les deux. La question qui est posé également aux autorités communautaires est le relèvement de l’aide "de minimis" de 7.500 € sur trois ans. Son doublement avait été acquis, lors de la crise agricole de 2008/2009, la FNSEA demande que l’autorisation soit renouvelée.
Stocker l’eau
Bref, la situation est extrêmement critique. Et au déficit pluviométrique s’ajoutent des températures anormalement élevées, ce qui rappelle à certains égards l’année 1949, tristement célèbre dans les annales. En outre, le sinistre frappe la quasi totalité du territoire.
Solidarité professionnelle
Première action visée par la FNSEA pour venir en aide aux éleveurs, la solidarité professionnelle. Il est demandé aux céréaliers de ne pas broyer les pailles pour les tenir à la disposition des éleveurs. D’ores et déjà, sous l’égide des FDSEA et des JA, plus d’une trentaine de départements ont engagé des démarches de contractualisation. Avec un prix conseillé correspondant à la valeur agronomique des pailles, compris entre 20 et 25 €/tonne en andain. Mais pas question de réglementer et d’interdire le broyage des pailles, comme l’envisageait le ministre de l’Agriculture. « La démarche serait contreproductive », estime le président de la FNSEA.
Contrats sur l’aliment du bétail
Au-delà des fourrages grossiers, la FNSEA propose de mettre à la disposition des éleveurs des aliments du bétail à des prix raisonnables, « en tout cas non spéculatifs », notamment les tourteaux, drêches et pulpes. Six millions de tonnes de coproduits pourraient être ainsi mobilisées pourvu que les parties prenantes, coopératives, industriels, fabricants d’aliments du bétail s’en donnent la peine.
Dans ce contexte, les pouvoirs publics doivent faire preuve de compréhension sur le pâturage ou le fauchage des bandes enherbées et des jachères. Il leur est demandé également un assouplissement du cahier des charges des productions sous signe de qualité (AOC) et de l’agriculture biologique. Les agriculteurs concernés devraient pouvoir s’approvisionner en aliments du bétail au-delà du périmètre imposé. L’Etat doit également veiller à verser immédiatement toutes les aides en attente depuis plusieurs mois, comme celles relèvant des dispositifs environnementaux (MAE) pour ne pas aggraver les difficultés de trésorerie. Et de ne pas en rajouter davantage en matière d’endettement, notamment aux exploitations qui ont bénéficié du plan Sarkozy de 2009.
La SNCF sollicitée
A ce stade la FNSEA attend également des pouvoirs publics qu’ils jouent un rôle de facilitateur auprès des différentes instances. Auprès de la SNCF, par exemple, pour le transport des fourrages. la FNSEA a demandé un rendez-vous à son patron, Guillaume Pepy, pour examiner dans quelle mesure la compagnie nationale pourrait apporter son concours au transport des fourrages.
Auprès des banques également qui sont appelées à la rescousse, comme la MSA l’a déjà fait sur le report du deuxième versement des cotisations sociales. Après l’annonce d’un déblocage anticipé d’un acompte à la prime à la vache allaitante le 16 octobre, la FNSEA souhaiterait que les banques prennent le relais en accordant des avances de trésorerie aux éleveurs à taux zéro, en attendant le versement. A la fois pour leur permettre d’acheter des aliments pour leurs animaux et d’éviter la décapitalisation de leur cheptel.
Précisément sur ce chapitre là, Bruxelles a rôle à jouer pour éviter l’effondrement des marchés. Soit en déclenchant une opération exceptionnelle d’intervention publique, soit en accordant des restitutions pour dégager les marchés à l’exportation. Soit les deux. La question qui est posé également aux autorités communautaires est le relèvement de l’aide "de minimis" de 7.500 € sur trois ans. Son doublement avait été acquis, lors de la crise agricole de 2008/2009, la FNSEA demande que l’autorisation soit renouvelée.
Stocker l’eau
La sécheresse actuelle démontre une fois de plus la nécessité de créer des ressources en eau, c'est-à-dire de la stocker en hiver, pour l’utiliser en été quand le besoin s’en fait sentir. « Si 1 % de la pluie qui tombe était stockée, on aurait résolu les deux tiers, voire les trois quart des problèmes », estime Xavier Beulin. Et de déplorer le grand écart entre l’engagement du président de la République sur ce dossier et l’attitude de son administration qui freine des quatre fers la création de réserves. Comme les déclarations jugées « infondées » de la ministre de l’Ecologie qui estime que les difficultés provoquées par la sécheresse seraient résolues par des modifications de l’assolement.