IGP Charolais de Bourgogne
Nouveau rebondissement…
L'INAO semble vouloir classer prématurément la demande IGP engagée par Charolais de Bourgogne. Alors que la marque s'est fait une place et que les steaks hachés labellisés sous celle-ci font un tabac dans les cantines scolaires notamment, que l'on parle de circuits courts, de re-localisation, force est de constater que les éleveurs n'entendent pas renoncer à cette démarche.
Après la réécriture du dossier de l’IGP Charolais de Bourgogne (IGP pour Identification géographique protégée) et de son cahier des charges en 2009, conformément à la demande de l'INAO et avec ses services, celui-ci a été déposé en août 2010. En avril 2011, l'association recevait un courrier de l'INAO désignant une commission d'enquête. Tout semblait poursuivre - comme il se doit - son petit bonhomme de chemin, jusqu’à la réunion de la Commission permanente de l’INAO du 31 janvier dernier…
Là, patatras, à la plus grande surprise de tous, l’INAO aurait décidé de suspendre la mission de la commission d'enquête, de donner un avis défavorable à la nomination d’une commission d'experts en zonage, voir, plus grave encore, de présenter au prochain comité national, le 3 avril, l’arrêt définitif du dossier et la clôture de l'instruction, arguant pour cela de l’absence d’éléments permettant de soutenir une telle demande du point de vue règlementaire. En l’occurrence, l'absence d'éléments reprochés porte sur :
- la superposition avec d’autres zones (AOC, IGP Bœuf charolais du Bourbonnais) et le fait que les productions sont issues de la même race ;
- le fait que la notoriété ne serait pas établie sous la dénomination Charolais de Bourgogne et que celle-ci ne disposerait pas d'une antériorité suffisante.
Et ces difficultés seraient de nature à ne pas permettre l'enregistrement en IGP par la Commission européenne…
Ajourner peut être, clore non !
Pourtant, depuis 2007, l'association Charolais de Bourgogne a toujours travaillé en relation étroite avec les services de l'INAO et a ainsi régulièrement, et au gré des observations, fait évoluer son dossier pour que ce dernier soit recevable.
En dépit de ce rebondissement et plus que jamais, elle confirme sa volonté d'obtenir l'IGP. Sa motivation est en effet basée sur la ferme volonté des producteurs de garder la maîtrise du produit, de la valeur ajoutée, de la protection de leur territoire et celle de leur savoir-faire.
Sous la houlette de Dominique Vaizand, président, et de Martine Marquet, responsable administrative en charge du dossier, une réunion a eu lieu ce mercredi 22 février à Dijon en présence des parties concernées.
Aussi, l'association Charolais de Bourgogne demande clairement, dans un premier temps, que le 3 avril prochain le comité ne décide pas la clôture définitive du dossier, mais l'ajourne pour compléments d'information. Elle entend obtenir sans tarder une rencontre avec le ministère de l’Agriculture et le directeur de l'INAO et avoir un soutien fort des élus et des acteurs locaux pour que le dossier ne soit pas clos.
Une lettre d’information sera prochainement adressée à tous les élus bourguignons (députés, sénateurs, conseillers régionaux, conseillers généraux, maires). Comme à tous les producteurs, il leur sera proposé de soutenir la démarche en signant une pétition dès mercredi prochain, date de la journée Bourgogne, au Salon international de l’agriculture, et ce, sur le stand commun Charolais de Bourgogne, label rouge, Bœuf de Charolles au hall 1, dans le village charolais.
On l’a compris, l’heure est à la mobilisation.
Là, patatras, à la plus grande surprise de tous, l’INAO aurait décidé de suspendre la mission de la commission d'enquête, de donner un avis défavorable à la nomination d’une commission d'experts en zonage, voir, plus grave encore, de présenter au prochain comité national, le 3 avril, l’arrêt définitif du dossier et la clôture de l'instruction, arguant pour cela de l’absence d’éléments permettant de soutenir une telle demande du point de vue règlementaire. En l’occurrence, l'absence d'éléments reprochés porte sur :
- la superposition avec d’autres zones (AOC, IGP Bœuf charolais du Bourbonnais) et le fait que les productions sont issues de la même race ;
- le fait que la notoriété ne serait pas établie sous la dénomination Charolais de Bourgogne et que celle-ci ne disposerait pas d'une antériorité suffisante.
Et ces difficultés seraient de nature à ne pas permettre l'enregistrement en IGP par la Commission européenne…
Ajourner peut être, clore non !
Pourtant, depuis 2007, l'association Charolais de Bourgogne a toujours travaillé en relation étroite avec les services de l'INAO et a ainsi régulièrement, et au gré des observations, fait évoluer son dossier pour que ce dernier soit recevable.
En dépit de ce rebondissement et plus que jamais, elle confirme sa volonté d'obtenir l'IGP. Sa motivation est en effet basée sur la ferme volonté des producteurs de garder la maîtrise du produit, de la valeur ajoutée, de la protection de leur territoire et celle de leur savoir-faire.
Sous la houlette de Dominique Vaizand, président, et de Martine Marquet, responsable administrative en charge du dossier, une réunion a eu lieu ce mercredi 22 février à Dijon en présence des parties concernées.
Aussi, l'association Charolais de Bourgogne demande clairement, dans un premier temps, que le 3 avril prochain le comité ne décide pas la clôture définitive du dossier, mais l'ajourne pour compléments d'information. Elle entend obtenir sans tarder une rencontre avec le ministère de l’Agriculture et le directeur de l'INAO et avoir un soutien fort des élus et des acteurs locaux pour que le dossier ne soit pas clos.
Une lettre d’information sera prochainement adressée à tous les élus bourguignons (députés, sénateurs, conseillers régionaux, conseillers généraux, maires). Comme à tous les producteurs, il leur sera proposé de soutenir la démarche en signant une pétition dès mercredi prochain, date de la journée Bourgogne, au Salon international de l’agriculture, et ce, sur le stand commun Charolais de Bourgogne, label rouge, Bœuf de Charolles au hall 1, dans le village charolais.
On l’a compris, l’heure est à la mobilisation.