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Organisation et entraide : au cœur du modèle Cuma

Témoignages / Face au coût du matériel et à l’évolution des exploitations, les Cuma continuent de séduire. Dans la Loire comme dans le Rhône, 2 éleveurs témoignent des bénéfices concrets de la mutualisation : accès à un parc performant, opportunités de développement et entraide entre agriculteurs. À condition, toutefois, de savoir s’organiser collectivement.

Par Léa Rochon
Organisation et entraide : au cœur du modèle Cuma
©LGF PdL
Selon Bertrand Escot, éleveur et président de la Cuma de Saint-Héand (Loire), les Cuma jouent un rôle clé pour accompagner les exploitations dans un contexte économique tendu et accompagner l’installation de nouveaux agriculteurs.

Après avoir repris la ferme de son père, Jean-Baptiste Coquard a fait un choix structurant : ne conserver qu’un seul tracteur. « Matériel de fenaison, équipement pour semer… Tous ces équipements devenaient trop vieillissants et trop coûteux à remplacer », explique-t-il. Dès son installation en 2017, cet éleveur de 70 chèvres laitières, basé à Vaugneray dans le Rhône, s’est tourné vers le collectif en intégrant plusieurs Cuma du secteur. Converti à l’agriculture biologique, le trentenaire produit son propre foin ainsi que ses céréales. Dans ce système, l’accès à un séchoir en grange collectif, d’abord impulsé par un GIEE* puis porté par la Cuma, s’est rapidement imposé comme un levier essentiel pour sécuriser la qualité de ses fourrages et la santé de son cheptel.Depuis son installation, l’exploitation a connu une évolution significative, passant de 6 hectares (ha) labourables à près de 30 ha aujourd’hui. Une montée en puissance rendue possible, en partie, grâce à son implication dans les Cuma. L’éleveur en est conscient : fonctionner en collectif suppose rigueur et organisation.Maîtriser les coûts grâce au collectif« Je sais que mon pèr...

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