Organisation et entraide : au cœur du modèle Cuma
Témoignages / Face au coût du matériel et à l’évolution des exploitations, les Cuma continuent de séduire. Dans la Loire comme dans le Rhône, 2 éleveurs témoignent des bénéfices concrets de la mutualisation : accès à un parc performant, opportunités de développement et entraide entre agriculteurs. À condition, toutefois, de savoir s’organiser collectivement.
Après avoir repris la ferme de son père, Jean-Baptiste Coquard a fait un choix structurant : ne conserver qu’un seul tracteur. « Matériel de fenaison, équipement pour semer… Tous ces équipements devenaient trop vieillissants et trop coûteux à remplacer », explique-t-il. Dès son installation en 2017, cet éleveur de 70 chèvres laitières, basé à Vaugneray dans le Rhône, s’est tourné vers le collectif en intégrant plusieurs Cuma du secteur. Converti à l’agriculture biologique, le trentenaire produit son propre foin ainsi que ses céréales. Dans ce système, l’accès à un séchoir en grange collectif, d’abord impulsé par un GIEE* puis porté par la Cuma, s’est rapidement imposé comme un levier essentiel pour sécuriser la qualité de ses fourrages et la santé de son cheptel.Depuis son installation, l’exploitation a connu une évolution significative, passant de 6 hectares (ha) labourables à près de 30 ha aujourd’hui. Une montée en puissance rendue possible, en partie, grâce à son implication dans les Cuma. L’éleveur en est conscient : fonctionner en collectif suppose rigueur et organisation.Maîtriser les coûts grâce au collectif« Je sais que mon pèr...
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