Oser s’engager au service des ruralités
Le 4 octobre dernier, lors de l’assemblée générale de l’Association des maires ruraux de Saône-et-Loire, une table ronde a mis des mots sur une réalité souvent partagée mais rarement racontée aussi frontalement : l’engagement local est à la fois un moteur intime, une fierté, une charge, et un apprentissage permanent.
Autour de l’animateur, quatre intervenants de terrain – Mickaël Chevrey, maire de Vincelles, Magali Douheret, conseillère municipale de Saint-Firmin, Arnaud Risse, conseiller municipal de Savigny-en-Revermont, et Julien Chardeau, agriculteur-éleveur, président du Groupement de défense sanitaire (GDS) et élu à Mont-Saint-Vincent – ont dialogué avec Victor Delage, directeur de l’Institut Terram, grand témoin invité à éclairer les ressorts et les blocages de l’engagement. À cinq mois des élections municipales de mars 2026, les témoignages ont dessiné un fil rouge : on s’engage rarement “par calcul”, presque toujours “par attachement”, et l’on tient parce qu’on a le sentiment d’agir, concrètement, pour sa commune.Le pas reste difficile à franchirL’éclairage apporté par l’Institut Terram a posé un constat : la France dispose toujours d’un “réservoir civique”. Selon l’étude Terram–Laboratoire de la République citée en ouverture, près d’un quart des citoyens (24 %) se déclarent prêts à figurer sur une liste en 2026. Pourtant, l’intention se transforme rarement en décision. Les freins évoqués sont connus et réapparaissent avec constance : manque de temps, lourdeur adm...
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