Panne de réveil pour la Souveraineté alimentaire
Lancées en grandes pompes le 8 décembre 2025 à Rungis, les Conférences de la souveraineté alimentaire devaient sonner « Le Grand réveil » de cette souveraineté.
Après les présentations des premières conclusions le 24 février sur le stand du ministère de l’Agriculture au SIA, force est de constater que nous sommes plus près de la panne de réveil que du réveil en fanfare. Certes, tous les intervenants, Annie Genevard la première, ont partagé le même constat. « Notre puissance agricole, pilier historique de notre nation, s’érode à une vitesse et dans des proportions qui doivent résonner dans l’esprit de chacun comme une alerte majeure », a rappelé la ministre de l’Agriculture. Une analyse que n’ont pas renié les représentants des filières. Tous sans exception ont évoqué les mêmes causes à ce déclin : l’excès de normes, les surtranspositions, la sur-administration. Ce qui n’est pas vraiment une surprise. Puis, secteur par secteur, chaque filière a détaillé sa trajectoire à 10 ans : construction de 70 poulaillers supplémentaires par an pour la production d’œuf de poule ; gagner 5 points de souveraineté à l’horizon 2030 pour les fruits et légumes transformés ; redevenir exportateur net de farine ; augmenter de 80 000 têtes le nombre de bovins engraissés et de 200 000 hectares les surfaces en herbe ; maintenir la production de lait de vache...
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