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Agrioccasions, les occasions agricoles
Annonces de Nicolas Sarkozy

« Pas à la hauteur »

Dans les campagnes, les annonces de Nicolas Sarkozy n'ont pas convaincu, elles qui n’apportent aucun soulagement perceptible chez les éleveurs déjà éprouvés par plus de quatre années de crise. Des annonces de plus... qui minent encore un peu plus le moral.
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« Le Président de la République a annoncé lors de son déplacement dans le département de la Charente de nouvelles mesures d’accompagnement des éleveurs dramatiquement touchés dans leur activité par la sécheresse », rapporte la Fédération nationale bovine (FNB), qui tient toutefois à prendre acte de « prendre acte de l’exonération de la taxe sur le foncier non bâti (TFNB) ». Pour autant, « les éleveurs estiment que les mesures financières annoncées ne sont pas à la hauteur des enjeux. Elles n’apporteront pas aux éleveurs la "bouffée d’oxygène" tant attendue et ne lèvent aucune des hypothèques grevant leur avenir ».
De fait, aujourd’hui comme hier, les éleveurs continuent de manquer de la visibilité nécessaire à la prise de décision, et en premier celle d'acheter ou pas du fourrage, mais aussi celle de conserver ou pas du cheptel sur leur exploitation... En l’état, la FNB estime que le risque de décapitalisation demeure intact.

L'heure n'est plus à la tergiversation...


Pour les éleveurs, il faut au plus vite « renverser la vapeur », et pour cela « enfin se décider à annoncer un report en fin de tableau de l’ensemble des annuités d’emprunts et non se cantonner aux prêts contractés par les éleveurs dans le cadre du plan de soutien exceptionnel à l’agriculture - l'annonce de Poligny - dont la prochaine annuité (début 2012) sera seulement reportée d’un an. Seule cette mesure - de mise en œuvre rapide - sera susceptible de donner des perspectives immédiates aux éleveurs pour décider plus sereinement des achats de fourrages pour passer l’hiver prochain ».
Il faut également « obtenir à très court terme un véritable plan de gestion de marché pour enrayer la dégradation du marché amorcée depuis un mois et qui pourrait s’aggraver sévèrement dans les prochaines semaines. L’inertie actuelle pourrait être payée au comptant et au fort prix par les éleveurs dans les semaines à venir ! » Et la FNB de conclure : « c’est en conséquence l’incompréhension qui domine chez les éleveurs compte tenu de la situation d’urgence dans laquelle ils se trouvent. Car, eux, ne peuvent tergiverser et reporter à demain l’alimentation de leur bétail ! »