Pérenne, estival ou relais ?
Tous les couverts n’offrent pas le même niveau de service. Durée de présence, quantité de biomasse, facilité de destruction, restitution d’azote ou adaptation à la culture suivante : le choix de la stratégie conditionne largement le bénéfice final. Émeric Courbet distingue trois grandes familles, avec une préférence nette pour les dispositifs qui maintiennent un sol couvert le plus longtemps possible.
Première possibilité : le couvert pérenne. Typiquement, une luzerne intégrée plusieurs années dans une rotation de grandes cultures. « C’est probablement la formule la plus efficace quand elle est compatible avec le système », estime le technicien. Son redémarrage est immédiat après récolte, sans frais de semis répétés, avec en prime une forte maîtrise des adventices et un apport azoté conséquent.La luzerne, championne de la duréeLa plante supporte des travaux superficiels et peut être valorisée en fourrage ou simplement broyée. Surtout, elle évite le scénario classique de la parcelle nue plusieurs mois dans l’année.Le couvert semé juste après une céréale précoce –une orge par exemple– permet de produire rapidement de la biomasse jusqu’en novembre. Il capte bien les reliquats et produit un effet structurant réel. Mais Émeric Courbet y voit une limite : « une fois détruit à l’automne, on se retrouve avec un sol nu pendant tout l’hiver et le début de printemps. On reperd alors une partie des bénéfices acquis ».Ce schéma reste intéressant, mais n’est pas selon lui le plus performant dans une logique agronomique.Le couvert-relai...
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