Main-d'œuvre en 2030 en Bourgogne
Plus d'anciens, moins de travailleurs
L'Insee s'est intéressé à la population active en métropole à l’horizon 2030. Si le service des statistique note une probable croissance significative dans dix régions, ce n'est pas le cas de la Bourgogne qui risque de connaître une pénurie de main-d'œuvre !
Entre 2010 et 2030, les ressources de main-d’œuvre progresseraient moins que la population totale en métropole. En effet, celle-ci augmenterait de 9 % selon le scénario central, en raison de la forte croissance de la population âgée majoritairement inactive. Durant cette période, le rapport entre les actifs et les inactifs de 60 ans et plus (ou ratio de dépendance) diminuerait, passant de 2,1 actifs pour un inactif de 60 ans et plus en 2010, à 1,7 en 2030. Au niveau national, ce ratio illustre le déséquilibre croissant entre générations et permet d’orienter les politiques de financement des retraites. À l’échelon régional, il peut être complété par des indicateurs rapportant les ressources de main-d’œuvre aux besoins des populations locales. Ainsi, sous l’angle de la satisfaction des besoins des personnes âgées, le rapport entre actifs et personnes âgées de 80 ans et plus passerait de 9,8 à 6,1 entre 2010 et 2030. Le déséquilibre s’accentuerait entre les besoins croissants dans certains domaines relevant de l’économie résidentielle, les services aux particuliers par exemple, et les ressources de main-d’œuvre disponibles n’évoluant pas dans les mêmes proportions.
Dans les régions déjà âgées (Limousin, Auvergne et Bourgogne), cet accroissement du déséquilibre serait inférieur à la moyenne : la stagnation des ressources de main-d’œuvre s’accompagnerait d’une augmentation modérée des 80 ans et plus. Ainsi, en Limousin, le nombre d’actifs par personne de 80 ans et plus passerait de 6,0 en 2010, à 4,3 en 2030 (graphique 2). À l’inverse, en Île-de-France ou en Alsace, ce ratio diminuerait presque de moitié. Il pourrait s’accompagner de tensions sur certains métiers, pour lesquels des difficultés de recrutement apparaîtraient, si l’exigence de proximité de ces emplois perdure. En Alsace, le niveau de chômage relativement moins élevé qu’ailleurs renforcerait le risque de tensions. Cependant, compte tenu du développement des services à distance, rendu possible par l’essor des nouvelles technologies, l’exigence de proximité pourrait se relâcher, entraînant ainsi l’élargissement des aires de recrutement des marchés locaux du travail. Par ailleurs, de nouveaux comportements migratoires pourraient se manifester.
Dans les régions déjà âgées (Limousin, Auvergne et Bourgogne), cet accroissement du déséquilibre serait inférieur à la moyenne : la stagnation des ressources de main-d’œuvre s’accompagnerait d’une augmentation modérée des 80 ans et plus. Ainsi, en Limousin, le nombre d’actifs par personne de 80 ans et plus passerait de 6,0 en 2010, à 4,3 en 2030 (graphique 2). À l’inverse, en Île-de-France ou en Alsace, ce ratio diminuerait presque de moitié. Il pourrait s’accompagner de tensions sur certains métiers, pour lesquels des difficultés de recrutement apparaîtraient, si l’exigence de proximité de ces emplois perdure. En Alsace, le niveau de chômage relativement moins élevé qu’ailleurs renforcerait le risque de tensions. Cependant, compte tenu du développement des services à distance, rendu possible par l’essor des nouvelles technologies, l’exigence de proximité pourrait se relâcher, entraînant ainsi l’élargissement des aires de recrutement des marchés locaux du travail. Par ailleurs, de nouveaux comportements migratoires pourraient se manifester.