Pétition pour les retraites agricoles
Plus de 100.000 signatures
Les anciens exploitants peuvent légitimement se féliciter du succès de la pétition contre la faiblesse des retraites agricoles, laquelle a recueilli en quelques mois plus de 100.000 signatures. Elle a été remise aux candidats à la présidentielle le 7 mars à Paris. Paul Billonnet conduisait une délégation pour la remettre à la candidate d’Europe Ecologie Les Verts.
Depuis le mois de juin 2011, les sections des anciens exploitants des FDSEA se sont largement mobilisées dans les départements pour faire signer massivement les pétitions. Tout le monde y a participé, y compris les actifs. Aujourd’hui, plus de 100.000 signatures ont été recueillies et, chaque jour, leur nombre s’étoffe un peu plus encore… Les anciens ont décidé d’aller les remettre aux différents candidats à l’élection présidentielle et cela à l’occasion de l’assemblée générale de leur section nationale, les 7 et 8 mars à Paris. Les différentes délégations départementales et régionales, le 7 mars, se sont ainsi rendues avec la pétition dans chacun des différents quartiers généraux de campagne. Pour la Bourgogne et la Franche-Comté, la remise des signatures avait lieu au quartier général de campagne d’Eva Joly, la candidate d’Europe Ecologie Les Verts.
« C’est un combat que nous livrons avant tout pour vous, actifs, qui serez les retraités de demain », a rappelé Paul Billonnet, président de la section départementale, lors du dernier conseil d’administration de la FDSEA de Saône-et-Loire. Il est bon de le rappeler...
Nécessaire mobilisation
Certes, les différents plans d’amélioration des retraites agricoles ont permis de rapprocher les règles de calcul des minima de retraites agricoles de celles du régime général. On peut s’en féliciter. Ces avancées ont répondu, en partie seulement, aux revendications des anciens. Pourtant, le niveau des pensions demeure extrêmement faible. N’oublions pas que la moyenne des pensions des retraités agricoles qui ont travaillé une carrière complète est d’à peine 680 € par mois. Cette situation ne peut pas durer !
Les revendications des anciens sont claires :
- des retraites à carrière complète à 75 % du Smic dès maintenant, avec l’objectif d’atteindre au plus vite les 85 % du Smic ;
- l’accès aux mesures de majorations des plus faibles retraites pour tous les non salariés agricoles ayant une carrière complète sans avoir à justifier de 17,5 ans d’activité non salariée ;
- la suppression des minorations en cas de carrière incomplète pour ceux qui n’atteignent pas le niveau du minimum vieillesse ;
- la bonification pour enfant forfaitaire : la même pour tout le monde !
- l’application des 25 meilleures années ;
- le maintien des services de santé dans nos territoires ruraux.
Par ailleurs, le débat sur la prise en charge de la dépendance, une nouvelle fois abandonné par les pouvoirs publics l’année dernière, doit reprendre rapidement. « Alors, oui, il y a eu des avancées, mais trop peu significatives face à des centaines de milliers de situations encore trop précaires ! », commente Paul Billonnet qui espère bien, non seulement des promesses de campagnes, mais des engagements concrets. "La parole vaut l’homme ou l’homme ne vaut rien", dit le dicton populaire. Les anciens sauront bien s’en souvenir…
« C’est un combat que nous livrons avant tout pour vous, actifs, qui serez les retraités de demain », a rappelé Paul Billonnet, président de la section départementale, lors du dernier conseil d’administration de la FDSEA de Saône-et-Loire. Il est bon de le rappeler...
Nécessaire mobilisation
Certes, les différents plans d’amélioration des retraites agricoles ont permis de rapprocher les règles de calcul des minima de retraites agricoles de celles du régime général. On peut s’en féliciter. Ces avancées ont répondu, en partie seulement, aux revendications des anciens. Pourtant, le niveau des pensions demeure extrêmement faible. N’oublions pas que la moyenne des pensions des retraités agricoles qui ont travaillé une carrière complète est d’à peine 680 € par mois. Cette situation ne peut pas durer !
Les revendications des anciens sont claires :
- des retraites à carrière complète à 75 % du Smic dès maintenant, avec l’objectif d’atteindre au plus vite les 85 % du Smic ;
- l’accès aux mesures de majorations des plus faibles retraites pour tous les non salariés agricoles ayant une carrière complète sans avoir à justifier de 17,5 ans d’activité non salariée ;
- la suppression des minorations en cas de carrière incomplète pour ceux qui n’atteignent pas le niveau du minimum vieillesse ;
- la bonification pour enfant forfaitaire : la même pour tout le monde !
- l’application des 25 meilleures années ;
- le maintien des services de santé dans nos territoires ruraux.
Par ailleurs, le débat sur la prise en charge de la dépendance, une nouvelle fois abandonné par les pouvoirs publics l’année dernière, doit reprendre rapidement. « Alors, oui, il y a eu des avancées, mais trop peu significatives face à des centaines de milliers de situations encore trop précaires ! », commente Paul Billonnet qui espère bien, non seulement des promesses de campagnes, mais des engagements concrets. "La parole vaut l’homme ou l’homme ne vaut rien", dit le dicton populaire. Les anciens sauront bien s’en souvenir…
Le congrès annuel des anciens avait pour thème la transmission et l’installation. Le foncier agricole est un sujet qui tient à cœur aux anciens, lequel fait l’objet d’une commission dédiée au sein de la SNAE. L’agriculture fait partie intégrante du tissu économique et d’occupation des territoires ruraux. Sans prétendre renverser tout, les anciens ont abordé quelques pistes : mieux préparer et contrôler des cessions, redonner confiance aux jeunes désirant s’installer par des formations mieux adaptées, revoir la politique des structures, améliorer l’accès au foncier. Une pierre à la l’édifice de la réflexion.