Préparer l'après quota
Contractualiser : une évidence !
En 2010, le prix moyen payé aux producteurs s’est élevé à 324,1605 €/1.000 litres. Depuis le mois de septembre, le nouveau système de prix intègre un quota A et un quota B. Avec la définition de pourcentages mensuels de production pour chaque élevage, la coopérative « prépare l'après quota », selon la formule d’Eric Bortolotti. Le président a également abordé le thème de la contractualisation, avec une certitude : « pour les adhérents d'une coopérative, la contractualisation est une évidence ». Du fait de l'engagement contractuel qui lie le producteur et sa coopérative et du fait également du contrat qui encadre le partenariat entre la CLB et le groupe Danone. Ce contrat arrive à échéance fin 2012 et les dirigeants du groupe se sont voulus rassurant quant à la volonté de Danone d'ouvrir rapidement des discussions sur l'avenir.
A partir du 1er janvier 2012, la Coopérative laitière de Bourgogne va voir son activité augmenter, suite au partenariat engagé avec Biolait pour collecter 3,5 millions de litres de lait bio en Côte-d'Or et dans le nord de la Saône-et-Loire. Un complément d'activité intéressant dans une zone de collecte « diffuse et difficile ».
L’envolée des cours des produits industriels
Sur la zone de collecte à laquelle se rattache la CLB, le groupe Danone utilise 210 millions de litres de lait collectés chez 800 producteurs. Ce lait "alimente" l'usine de Saint-Just, qui comme toutes les autres usines de transformation du groupe serait « excédentaire en lait » tout au long de l'année « sauf en août et septembre ».
Le cours mondial du beurre connaît en 2011 « un niveau de prix historiquement très élevé » (4.000 €/t de beurre). Le marché étant soutenu par un niveau de stocks très bas, ces cours très tendus devraient se maintenir durablement. Concernant la poudre de lait, le prix à 2.450 €/t se maintient, mais les stocks restent faibles. Globalement, la production de lait augmente dans l'Europe à 27 (+2,7 %, dont +7 % pour la France), la production des pays de l'Est en revanche tend à se réduire. Sur les zones de collecte du groupe, Danone entend « contenir les excédents mais assurer une réponse dans le temps » aux besoins du marché et au fonctionnement de ses usines.