Robots de traite en Saône-et-Loire
Près de 4 % des exploitations équipées
Depuis quelques années, le robot de traite refait parler de lui dans les campagnes. Le développement n’est toutefois pas aussi rapide qu’on aurait pu le croire. Très exigeant au niveau technique, il induit une remise en cause et un investissement qui peuvent dissuader nombre d’éleveurs. Toutefois, pour ceux qui ont franchi le pas, le gain en main-d’œuvre et en productivité semble indiscutable.
Soixante-et-un élevages équipés de robot de traite ont été recensés sur les quatre départements de la Bourgogne ainsi que le Loiret, l’Aube et l’Ain (1). Les départements les mieux dotés en robots sont l’Ain (18), la Saône-et-Loire (14) et l’Yonne (11). Le taux d’équipement oscille entre 2 et 4 % des exploitations, alors que les premières installations de robot remontent en 2000. Les choses se sont tassées ensuite avant qu’un nouveau départ s’opère à partir de 2005, suivi d'un nouveau tassement en 2011. La taille moyenne des élevages robotisés est d’environ 700.000 litres de quota avec 86 vaches laitières. Dans 90 % des cas, les vaches traites au robot ne pâturent pas. Mais des pistes existent pour concilier robot et pâturage ; un robot mobile serait à l’étude et l’on réfléchit à la circulation des animaux pour aller du pré au robot. Les vaches sont traites en moyenne 2,6 fois par jour, sachant que, plus elles sont traites, plus elles produisent de lait.
Productivité plus élevée
L’installation d’un robot engendre une hausse de production de +5,5 % en moyenne. Le robot aurait tendance à dégrader un peu le taux de cellules. En filière lait cru, les accidents pathogènes (spores butyriques) semblent plus fréquents avec un robot. L’efficacité du nettoyage des trayons est en cause. Au niveau technico-économique, la robotisation semble favoriser l’accroissement de quota. L’économie de main-d’œuvre favoriserait aussi la conservation de l’atelier lait au sein des exploitations. La productivité par unité de main-d’œuvre est élevée : 256.000 litres/UMO. Globalement, les ateliers robotisés sont plus intensifs que la moyenne. Ils consomment davantage de concentrés ; les systèmes fourragers sont plus intensifs. Ramenée à la vache laitière, la marge serait un peu moins bonne pour les exploitations avec robot. Un haut degré de maîtrise technico-économique semble incontournable.
D’après les résultats d’une enquête présentée le 14 décembre 2011 à Fontaines dans le cadre d’une journée laitière régionale.
Productivité plus élevée
L’installation d’un robot engendre une hausse de production de +5,5 % en moyenne. Le robot aurait tendance à dégrader un peu le taux de cellules. En filière lait cru, les accidents pathogènes (spores butyriques) semblent plus fréquents avec un robot. L’efficacité du nettoyage des trayons est en cause. Au niveau technico-économique, la robotisation semble favoriser l’accroissement de quota. L’économie de main-d’œuvre favoriserait aussi la conservation de l’atelier lait au sein des exploitations. La productivité par unité de main-d’œuvre est élevée : 256.000 litres/UMO. Globalement, les ateliers robotisés sont plus intensifs que la moyenne. Ils consomment davantage de concentrés ; les systèmes fourragers sont plus intensifs. Ramenée à la vache laitière, la marge serait un peu moins bonne pour les exploitations avec robot. Un haut degré de maîtrise technico-économique semble incontournable.
D’après les résultats d’une enquête présentée le 14 décembre 2011 à Fontaines dans le cadre d’une journée laitière régionale.