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Dans le Beaujolais

Présence confirmée d'un lynx

Le 14 avril, la présence d'un lynx dans le département a été confirmée par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Plusieurs actes de dégradations ont été signalés par des éleveurs... Une certitude : l'animal finira tôt ou tard par gagner notre département...
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La présence d'un lynx dans le département du Rhône a été confirmée le 14 avril  par l'ONFCS. Depuis le début de l'année, trois actes de déprédations sur des moutons ont été signalés à l'ONCFS par des éleveurs dans le Beaujolais. Des éléments relevés sur un agneau tué (le seul examiné) ne permettaient pas jusqu'à cette date de conclure que cet acte était celui d'un lynx.
Une observation visuelle sérieuse de Lynx a été enregistrée le 1er mars et, le 10 avril, un agneau est tué. Après plusieurs jours d'investigations, en liaison avec l'éleveur et un chasseur, la présence d'un lynx a été confirmée le 14 avril dans le département du Rhône.

Une espèce protégée


L'espèce Lynx est présente de longue date dans le Jura et, d'une manière générale, dans tous les départements de Franche-Comté. L'animal est également installé en région Rhône-Alpes, et fait l'objet d'un suivi : il a été observé à différentes reprises dans les départements voisins, de l'Ain et de l'Isère. Mais jusqu'alors, le lynx n'avait jamais été observé dans le département du Rhône.
L'ONCFS est chargée de donner l'information après avoir vérifié en particulier qu'il n'y a pas confusion entre loup et chien errant ou entre lynx et chat sauvage ou chat forestier.
Le lynx (Lynx lynx) est classé dans les annexes des espèces protégées de la directive européenne Habitat-faune-flore (HFF) et de la convention de Berne. Il est présent en France depuis les années 1980, les populations ont vraisemblablement pour origine des lâchers effectués dans le Jura suisse. Cet animal - au comportement discret - a pu être observé depuis les Vosges jusqu'au sud des Alpes.
Les dégâts effectués par le lynx sur le bétail sont remboursés par l'État, après constat effectué par l'ONCFS, le dossier étant instruit par les directions départementales des Territoires.
En attendant, chacun assiste passivement à la progression des territoires des animaux sauvages, une progression souvent liée à des lâchers sauvages... Ici le lynx, là le loup... Et la politique de sanctuarisation de pans entiers de nos territoires, liés à Natura 2000, aux Trames vertes et bleues demain, ne fera qu'accélérer l'arrivée de ces prédateurs sur notre territoire. C'est terrible pour nos éleveurs, et pour la majorité des ruraux. Mais, une fois de plus, la volonté politique d'une minorité s'est imposée à tous. Et désormais, tout n'est plus qu'une question de temps...