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Pression importante sur les agriculteurs

Négociations commerciales / Les ministères de l’Agriculture et des PME ont présenté le 23 avril dans un communiqué, les conclusions de l’Observatoire des négociations commerciales pour 2026. Celui-ci révèle une quasi-stagnation des prix à + 0,05 %. Derrière cette stabilité de façade, la pression des distributeurs sur la matière première agricole s’intensifie.

Par Christophe Soulard
Pression importante sur les agriculteurs
iStock-VLG - Actuagri
Certains secteurs comme les produits laitiers ou encore l'épicerie salée subissent des baisses de prix comprises entre 0,3 % et 0,5 %.

Les chiffres de l’Observatoire des négociations commerciales annuelles ont été rendus publics. Ce groupe, réunissant les organisations représentantes des industriels (Ania, feef, Ilec, Coopération agricole) et les enseignes de la grande distribution (FCD) sous l’égide du médiateur des relations commerciales agricoles, dresse un bilan amer pour les producteurs. En ouverture des discussions, qui se sont déroulées entre le 1er décembre 2025 et le 1er mars 2026, les industriels affichaient des besoins de revalorisation à hauteur de 3,5 % en moyenne, un niveau légèrement supérieur aux 3 % de l’année précédente. Pourtant, à l’arrivée, la variation du « prix 3 net » — soit le tarif général après déduction des remises et de la coopération commerciale — n’affiche qu’une très faible hausse, quasiment imperceptible de 0,05 %. Cette moyenne globale cache des disparités sectorielles particulièrement alarmantes pour l’agriculture française. Si l’épicerie sucrée et les surgelés parviennent à maintenir une hausse d’environ 1 %, les secteurs piliers de notre souveraineté que sont les produits laitiers, les produits frais, l’épicerie salée et les boissons subissent...

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