Prévenir le parasitisme au pâturage
Avec l’arrivée du printemps et la mise à l’herbe des animaux, la question du parasitisme gastro-intestinal revient au cœur des préoccupations des éleveurs. Les strongles digestifs présents dans les pâtures peuvent rapidement contaminer les troupeaux et impacter les performances zootechniques. Dans un contexte d’augmentation des résistances aux antiparasitaires, certaines pratiques de gestion du pâturage peuvent permettre de limiter la pression parasitaire. Parmi elles, le pâturage mixte constitue un levier intéressant.
Comprendre le développement des parasites au pâturageLes parasites gastro-intestinaux des ruminants possèdent un cycle de développement en deux phases :• une phase libre dans l’environnement, sur la prairie ;• une phase parasitaire chez l’animal.Au printemps, les prairies sont contaminées par des larves infestantes (L3) qui ont survécu durant l’hiver. Les jeunes bovins et les petits ruminants s’infestent dès la mise à l’herbe en ingérant les larves avec l’herbe. Elles évoluent en 3 à 4 semaines en strongles adultes dans la cailllette. Les strongles pondent des œufs, qui sont entraînés par le transit intestinal et sont rejetés avec les fèces dans le milieu extérieur. Ce sont les jeunes bovins, les ovins et les caprins, qui ne sont pas immunisés, qui permettent de recycler le parasite. Pour passer du stade œuf au stade L3, il y a deux stades larvaires intermédiaires. La possibilité et la rapidité du développement larvaire dépendent de trois facteurs : l’humidité, la température et l’oxygène. C’est pourquoi il est important de prendre en compte les données météorologiques dans le plan de lutte contre les strongles digestifs. L’évolution des œufs en...
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